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Journée mondiale du recyclage 18 mars formation

Accroître l'attractivité du recyclage

Posté par : Martine Chartier 22.03.2022 à 11h35

Lancée en 2018 par le Bureau International du Recyclage (BIR), la journée mondiale du recyclage s’est déroulée le vendredi 18 mars. Federec a organisé des rencontres à Paris, relayées sur sa chaîne Youtube autour des thèmes concernant le bâtiment, le décryptage des idées reçues sur le recyclage, les métiers, la formation et les ressources.

En ouverture de la journée, François Excoffier a rappelé les difficultés réglementaires auxquelles sont confrontées les entreprises du recyclage. Le déploiement des différentes filières à responsabilité élargie du producteur (REP), 27 actuellement, n’est pas sans poser questions.

« Notre interrogation, devait lancer le président de Federec, porte sur les sommes colossales provenant des citoyens et consommateurs. Quelle part reviendra à nos métiers, ceux qui vont travailler ? Et quelle est la part de l’organisateur de la responsabilité élargie du producteur ? Nous ne voulons pas finir comme les parents pauvres qui vont courber l’échine, devoir investir, gérer la problématique de la sinistralité comme les incendies. »

Un soutien actif est espéré, d’une part à l’éco-conception des produits mis sur le marché, et d’autre part à l’incorporation rendue incitative et/ou obligatoire de matières recyclées dans la production — ce qui nécessite une aide à la relocalisation d’un certain nombre de productions industrielles.

Un nouveau plan pour l’économie circulaire a été lancé par la Commission européenne : il actualise les différentes réglementations et propose de nouvelles législations. « Deux sont actuellement en cours d’achèvement : l’une stratégique, sur le recyclage des batteries, vise à mieux collecter et recycler mais également à se pencher sur les différentes phases : conception, production et utilisation », explique Emmanuel Katrakis, secrétaire général d’EuRic (confédération européenne des entreprises du recyclage).

La Commission européenne entend non seulement s’intéresser à la fin de vie des produits mais également au début de cette vie.

L’approche devrait être identique pour les emballages et les véhicules hors d’usage (VHU).

 

L’attractivité des métiers du recyclage

Des jeunes, des moins jeunes, des expérimentés, d’autres qui le sont moins... Autant de personnes qui pourraient rejoindre les métiers du recyclage à différents postes. La démarche entreprise par Federec et sa commission sociale présidée par Sylviane Troadec est de rendre plus attractif encore le métier du recyclage et de faire évoluer les compétences professionnelles.

Le secteur est de plus en plus industrialisé et nécessite de pousser plus avant la formation professionnelle. D’ici à 2030, quelque 8.000 créations d’emplois sont attendues et en parallèle environ 1.200 collaborateurs devraient partir en retraite.

Sylviane Troadec et Hélène Van Waes, responsable des relations sociales au sein de la fédération, se sont rapprochées de Pascale d’Artois, directrice générale de l’AFPA pour la formation professionnelle des adultes, et de Stéphanie Lagalles, directrice générale de l’opérateur de compétence du secteur OPCO 2I.

L’AFPA intervient à la demande de Federec comme ensemblier de la formation avec les organismes formateurs qui travaillent déjà sur cette branche.

L’idée forte du projet est de rendre la formation mobile. A partir d’un lieu unique national où seront développés les contenus pédagogiques partiront les équipes formatrices et le matériel dans les entreprises. L’éloignement des centres de formation est effectivement le frein auquel les entreprises sont confrontées. Le personnel à former est sur le terrain en exploitation. De même, les candidats au recrutement sont disséminés à travers le territoire.

Des plateaux techniques délocalisés sur les différentes régions permettront de répondre aux besoins des entreprises. Les premières formations devraient intervenir avant la fin de cette année.

 

Des objectifs, pas des moyens

Olivier François, président d’EuRic, a rappelé en conclusion de cette journée deux ou trois orientations essentielles et attentes des professionnels, en demandant que « les autorités privilégient les objectifs et pas les moyens. Nous en souffrons depuis très longtemps dans notre secteur… Fixez-nous des obligations de résultats. Si on ne les a pas atteints, pénalisez-nous, mais laissez-nous nous organiser ! »

La vision des responsables politiques, si elle s’accompagne d’objectifs à atteindre, ne doit pas imposer les moyens d’y parvenir. Olivier François a rappelé la nécessité de construire ensemble et d’instaurer un dialogue constructif entre les industriels et l’administration.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=YyG_AN3pza4&list=PLvQ6MvvU4heMa54HiFMLCpMZa9QYpDUJD&index=2

 

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