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HMS collecte Turquie

Ferrailles : les achats turcs marquent une pause

Posté par : Christine Lairy 21.09.2021 à 14h45

Après un petit retour la deuxième semaine complète de septembre (du 13 au 17), où ils ont acquis quelques cargaisons en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) et sur les rives de la Baltique (Suède, Lettonie, Pologne), les aciéries turques se sont à nouveau retirées des marchés internationaux.

Pour l’heure, en l’absence de transactions nouvelles, on estime que la qualité de référence [HMS 1&2 (80:20)] vaut 438-442 dollars la tonne CFR au départ de la Côte Est des Etats-Unis ou des rives de la Baltique, un niveau globalement inchangé depuis le 13 septembre. A titre de comparaison, pour la HMS, on annonce des prix de collecte à 340-350 dollars la tonne longue franco à quai sur la Côte Est américaine — et de 310 euros la tonne franco à quai dans les ports du Benelux (les récupérateurs ont refusé de descendre à 300-305 euros), où l’on considère que la HMS 1&2 (80:20) pourrait se vendre 433-437 dollars la tonne CFR en Turquie.

 

Statu quo ?

En Europe, une source du négoce estime que les aciéries turques ont encore des besoins en ferrailles à couvrir pour octobre, et que les prix de la collecte ne peuvent descendre plus bas. Si bien que, d’après cette source, les prix des ferrailles devraient a minima rester stables ces prochaines jours — sauf si la baisse de l’euro face au dollar se poursuit, ce qui permettrait aux exportateurs européens de lâcher un peu de lest sur leurs tarifs. Un avis qui ne diverge finalement pas vraiment de ceux des acheteurs potentiels — une source d’usine confirme que « les prix pourraient rester stables pendant un moment », ajoutant que « nul n’a besoin en ce moment de fortes fluctuations, les gens cherchent juste à remplir les carnets de commandes et à fluidifier les échanges ». Pour cela, les usines turques ont besoin de visibilité — une visibilité qui devrait s’améliorer après le 23 septembre et les décisions que devrait annoncer la Banque centrale turque en matière de taux d’intérêt.

En attendant, on comprend que les importateurs turcs ne veuillent rien lâcher sur leurs prix d’achat, leur monnaie ayant fortement reculé face au dollar ces dernières semaines : à rebours de ce que préconisait le précédent gouverneur de la banque centrale, et qu’il a d’ailleurs limogé en mars, le président Erdogan souhaite réduire le principal taux d’intérêt turc (19  % actuellement), alors même que l’inflation ne cesse de progresser dans le pays (19,25 % en août) : le 6 septembre, un dollar valait 8,2782 livres turques. Ce chiffre est monté à 8,6572 livres le 20 septembre

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