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Coronavirus : des recycleurs d'utilité publique

Posté par : Christophe Véron 23.03.2020

Nous rappelions dans ces colonnes il y a deux semaines le rôle tout à fait essentiel que jouent les entreprises de recyclage au travers des services qu’elles rendent à la communauté. A l’heure de la promotion d’une économie toujours plus circulaire, beaucoup ont (enfin) découvert que celle-ci ne serait pas possible sans les recycleurs. Ceux-là s’imaginaient sans doute que le recyclage était pris en main par les éco-organismes (qui ne sont qu’un maillon de la chaîne) ou par les grands groupes spécialistes de l’eau et de la propreté (qui n’ont qu’une activité limitée dans le secteur du recyclage). Aujourd’hui, ce qui appartenait à César a été rendu à César, et donc le recyclage crédité aux recycleurs.

Désormais, et d’une certaine façon grâce au coronavirus, les Français vont découvrir que les recycleurs sont plus que jamais d’utilité publique. Notre confrère Le Messager* a ainsi eu l’excellente idée d’aller interviewer François Excoffier — que d’aucuns verraient d’ailleurs bien prendre la présidence de Federec… Le patron d’Excoffier Recyclage déclarait ainsi dimanche dernier : « Cette crise sanitaire n’empêche pas la production de déchets et nous oblige à maintenir des effectifs pour servir nos clients qui continuent à fonctionner comme les magasins de distribution alimentaire, les sociétés de production industrielle et bien sûr les hôpitaux. (…) Il reste néanmoins toutes les collectes sélectives que nous avons l’absolue nécessité de trier afin d’alimenter les transformateurs, sans quoi il n’y aura plus de flacons pour alimenter les filières alimentaires et pharmaceutiques. Là on se sent vraiment d’utilité publique. »

Le fait est que les recycleurs ‘font le job’. Chacun saluera le courage des chef(fe)s d’entreprise du secteur et le dévouement de leurs salariés. On appréciera tout particulièrement l’hommage rendu récemment par la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, ainsi que par sa secrétaire d’Etat, Brune Poirson qui tint, il n’y a pas si longtemps, des propos pour le moins désobligeants et profondément injustes à l’égard de la profession.

*Voir www.lemessager.fr