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Covid-19 : quel impact pour la collecte sélective ?

Posté par : Christine Lairy 08.04.2020

Personne ne s’en étonnera, la mise en confinement de la France le 17 mars à midi a des répercussions qui se font ressentir dans les différentes prestations liées à la collecte sélective et à la reprise des matériaux.

Quelles sont ces répercussions ? En charge de la collecte des emballages et des papiers-cartons, l’éco-organisme Citeo vient de présenter un état des lieux à partir des informations collectées par ses équipes au 31 mars dernier. Autant dire qu’il « doit être apprécié avec toutes les réserves qui s’imposent », d’autant qu’il est susceptible « d’évolutions régulières ». Un nouveau bilan devrait d’ailleurs être communiqué jeudi 9 avril

Ces précautions d’usage étant posées, Citeo liste les conséquences de la crise sanitaire actuelle — des conséquences qui vont de l’arrêt pur et simple des collectes sélectives à la continuité de l’activité, en passant par l’arrêt de l’exploitation des centres de tri (par manque de personnel ou par impossibilité de faire respecter les recommandations de distanciation sociale).

Au 31 mars donc, sur les 177 centres de tri que compte la France en métropole et en Outre-mer, 76 sont totalement arrêtés, dont 3 pour des travaux sans lien avec l’épidémie de coronavirus. 101 centres poursuivent leur activité, dont 19% de façon réduite.

Les régions les plus touchées sont l’Ile-de-France et le Grand Est, où plus de la moitié des centres de tri sont fermés. « Certaines collectivités ont maintenu la collecte sélective et font du stockage à l’entrée des centres de tri, mais cela ne peut durer qu’un temps car il y a des problématiques de place, indique Sophie Genier, directrice des services Recyclage chez Citeo. D’autres collectivités ont malheureusement dû détourner les collectes vers l’incinération pour faire de la valorisation énergétique. » A l’inverse, pour les régions PACA et Corse, la totalité des centres de tri fonctionnent, dont certains en capacités réduites. Selon Citeo, « 12% des collectivités les plus importantes ont complètement arrêté leur collecte des emballages légers », le plus souvent à cause de la fermeture des centres de tri. « Pour une dizaine de collectivités », la collecte sélective part en incinérateur ou en centre d’enfouissement, et n’est donc pas recyclée. C’est le cas à Paris, où la municipalité a choisi que les poubelles jaunes et les déchets verts iraient désormais dans le même conteneur que les déchets ménagers pour protéger les employés.