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cours des métaux

Derichebourg Covid S1

Derichebourg : bonne résistance aux effets du Covid

Posté par : Christophe Véron 01.06.2020

Derichebourg a réalisé au premier semestre 2019/2020 clos fin mars un bénéfice net en baisse de 26,5 % à 22,4 millions d’euros. Le résultat opérationnel courant recule de 34,4 %, à 33,4 millions. L’Ebitda courant se contracte pour sa part de 2,1 %, à 91,5 millions. Il tient compte de l’application de la norme IFRS 16, qui a pour effet de le majorer de 10,4 millions par rapport à ce qu’il était avec l’application de la norme IAS 17.

Derichebourg a indiqué que l’impact de deux semaines de confinement était notable sur les activités du groupe, en dépit des mesures d’activité partielle. Il amplifie une dégradation de l’environnement économique déjà perceptible dans l’activité Services à l’environnement.

Ainsi, durant cette période de six mois, l’activité Services à l’environnement a vu son chiffre d’affaires fondre de 10,4 % en glissement annuel, à 857,6 millions d’euros. De son côté, la branche Multiservices a enregistré une hausse de ses ventes de 6,1 %, à 444,4 millions.

Le niveau d’activité se redresse déjà

Le groupe a traité 1.952.500 tonnes de métaux durant ces six mois, soit une baisse de 2,7 % sur un an. Alors que celui des métaux non ferreux progressait de 11,1 % (à 297.700 tonnes), le traitement des ferrailles dévissait de 4,8 % (à 1.654.800 tonnes). A noter que ce volume de ferrailles traitées a fortement diminué (-35 %) la seconde quinzaine de mars, c’est-à-dire au début du confinement décrété par les autorités. L’acquisition de Lyrsa, qui commercialise du cuivre et du plomb, a quant à elle eu un effet positif sur les volumes de métaux non ferreux traités, malgré une diminution de 42 % en mars à cause du coronavirus.

Après une chute brutale de l’activité, suivie d’un « arrêt relativement prolongé pendant la période de confinement », Derichebourg estime que ses activités de recyclage, à cycle très court, peuvent repartir en quelques jours « si la demande des sidérurgistes est soutenue », sachant que « le niveau d’activité a déjà bien progressé depuis son point bas de début avril ». Toutefois, l’entreprise dirigée par Daniel Derichebourg, PDG, ne s’attend pas à retrouver « des niveaux proches » d’avant la crise sanitaire liée au Covid-19 avant « le mois de septembre au mieux ».