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cours des métaux

batteries VE D'Arbouet

Mecaware recyclera les batteries de VE au CO2

Posté par : Christophe Véron 07.05.2021 à 15h10

La jeune société lyonnaise Mecaware ambitionne d’ouvrir dès 2025 sa première usine de recyclage des batteries de véhicules électriques. Brevetée, la technologie utilisée par la startup repose sur les capacités extractives du gaz carbonique (CO2).

S’adressant à la presse jeudi 6 mai, Arnaud Villers d’Arbouet, directeur général de l’entreprise, a précisé que « cette usine sera capable d’extraire annuellement 5.000 tonnes de métaux ‘critiques’ (nickel, cadmium, lithium, manganèse...) à partir de broyats de batteries usagées ».

La construction de l’usine nécessitera un investissement de l’ordre de « quelques dizaine de millions d’euros » représentant le tiers d’une usine utilisant les procédés habituels. Celui mis en œuvre dans les futurs installations découle des travaux du Professeur Leclaire, du Laboratoire de chimie supramoléculaire appliquée de Lyon 1. Celui-ci a démontré que les fumées d’usines chargées en CO2, mélangées à des amines (des composés organiques) pouvaient s’associer sélectivement avec les divers métaux contenus dans des broyats de batteries, permettant d’en réaliser le tri et de produire des ‘lingots verts’ de métal d’une grande pureté (de 98 % à 99,9 %).

Cette technologie permet d’allier deux préoccupations environnementales : la capture du CO2 et le recyclage des métaux rares utilisés dans les batteries des voitures électriques. Elle est aussi économe en énergie et ne rejette pas d’effluents polluants.

Créée le 23 décembre 2020 sous l’aile de l’incubateur Pulsalys, Mecaware (pour ‘MEtal CApture for WAste REcycling’) recherche actuellement 2 millions d’euros pour son démonstrateur de laboratoire, qui devrait être opérationnel « au second semestre ». La startup recherche aussi 3 millions d’euros pour construire très rapidement une installation pilote dans la Vallée de la Chimie lyonnaise, avant de passer au stade véritablement industriel. Selon Arnaud Villers d’Arbouet, 24 projets d’usines géantes de batteries sont prévus en Europe. Celles-ci devraient consommer chaque année 600.000 tonnes de métaux critiques, dont une partie devra provenir du recyclage.

Mecaware espère pouvoir conquérir entre 10 % et 15 % de ce marché d’ici 2030 : à cet horizon, les déchets de batteries de voitures, vélos et autres trottinettes électriques pourraient atteindre 150.000 à 200.000 tonnes.

 

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