

Paprec, une volonté de croissance à l’international
Posté par : Martine Chartier
02.04.2026 à 12h37
Paris.- L’extension de sa zone d’intervention vers l’Italie, avec l’entrée au capital de la PME familiale italienne Convertini, a offert l’occasion au groupe de revenir sur ses résultats de 2025 et ses projets de 2026.
« On commence à se rapprocher de la taille de Suez et de Veolia », se félicite Mathieu Petithuguenin, PDG du groupe familial, qui annonce une croissance annuelle de 25 %. Le chiffre d’affaires réalisé en 2025, de 3,5 milliards d’euros, est en progression de 17 % sur l’année précédente, avec un excédent brut d’exploitation de 600 M€.
« Depuis sa création, le groupe a investi 4 milliards d’euros dans ses usines et outils technologiques, la R&D est une priorité pour nous », a insisté Charles-Antoine Blanc, son directeur financier. Le groupe compte sur son développement sur le territoire européen pour assurer sa progression. Quelque 600 millions d’euros de CA ont été réalisés à l’international : 300 M€ en Espagne, 209 M€ en Suisse et 100 M en Pologne, en Angleterre et en Ecosse pour la production d’énergie. Le dirigeant ambitionne d’atteindre 1 milliard d’euros au cours des 24 prochains mois, hors Hexagone. L’Italie est d’ores et déjà identifiée comme un marché porteur dans un environnement stable.
L’incinération et la méthanisation
La tendance baissière des marchés l’an dernier n’a pas entamé sa croissance, qui est principalement due à des gains de contrats, qu’il s’agisse d’entreprises clientes ou de collectivités.
En 2025, ce sont quelque 19 millions de tonnes de déchets qui ont été traités par Paprec. Il a adjoint à ses activités de collecte et recyclage matières, des valorisations énergétiques avec l’incinération et la méthanisation. Une usine de méthanisation est en construction actuellement à Gennevilliers (92) pour le compte du Syctom (agglomération parisienne).
Les projets d’incinérateurs restent dans les cartons exposés à de nombreuses oppositions, en revanche, le groupe a emporté des projets de « revamping » ou des lignes supplémentaires. Deux nouveaux fours seront construits et exploités pendant 25 ans à Saint-Thibault-des-Vignes (77).
Martine Chartier


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