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Présidence de Federec : le changement de statuts approuvé

Posté par : Christophe Véron 30.09.2020

Il faut croire que la question méritait d’être posée : mardi 29 septembre, à l’issue d’une consultation électronique de plusieurs jours où se sont exprimés 54 % des votants (193, soit 217 voix exprimées), les adhérents à Federec se sont prononcés massivement (à 83,9 %) en faveur d’une révision des statuts fédéraux, prévoyant notamment d’ouvrir la candidature à la présidence aux adhérents à jour de leur cotisation, et non plus aux seuls membres du conseil d’administration.

Ce vote valide donc la candidature de François Excoffier, annoncée mi-septembre. Au moment où nous mettons sous presse, le dirigeant de l’entreprise Excoffier Recyclage reste donc le seul candidat en lice. Les autres ont jusqu’au 7 octobre pour se déclarer officiellement — la date butoir était initialement fixée au 30 septembre — le vote final étant toujours programmé au 14 octobre.

Nul ne saurait contester à François Excoffier, héritier d’une entreprise familiale solidement implantée localement, une réelle légitimité à représenter une profession qu’il connaît très bien et qui se reconnaît nécessairement en lui.

Potentiellement, un autre candidat, d’envergure nationale cette fois, est pressenti. Chacun se doit de reconnaître à cet homme constamment à la manœuvre son investissement de tous les instants pour défendre avec une formidable pugnacité les intérêts de toute une profession.

Opposer ces deux candidats risque aujourd’hui de faire le jeu de ceux qui veulent s’affranchir des recycleurs. Si le premier, par la taille de son entreprise, est sans doute plus proche des ‘indépendants’, le second, par sa connaissance des arcanes de la politique industrielle et des jeux ministériels, est sans doute à même d’avoir une vision globalisée susceptible de défendre dans les plus hautes instances les intérêts de la profession.

Parce que ces hommes sont différents, ils sont complémentaires. Parce que les TPE et les PME ont toujours eu besoin des grandes entreprises. Parce les groupes, si grands soient-ils, sont des géants aux pieds d’argile s’ils ne peuvent se reposer sur un tissu d’entreprises partenaires.

Aujourd’hui, opposer deux candidats aussi différents n’a donc aucun sens dès lors qu’ils ont intérêt à travailler ensemble.

La raison serait donc qu’ils se parlent. Comment douter qu’ils ne trouvent pas les points communs qui permettent d’aller de l’avant ?

 

Et pourquoi pas un ticket ?

Le monde du recyclage a énormément évolué ces dernières années. Il est aujourd’hui un enjeu politique. L’énergie à déployer pour sauvegarder les intérêts des professionnels est considérable. Un homme seul est-il en mesure de le faire ? La question mérite d’être posée.

Alors, pourquoi ne pas imaginer un ‘ticket’ à l’américaine ? D’un côté, le représentant de toute une profession, chargé de faire remonter à la plus haute autorité fédérale les attentes des professionnels concernés. Haute autorité qui aurait alors la mission de défendre les intérêts de ses confrères. Bref, un super syndicaliste et un super lobbyiste, travaillant main dans la main. Le premier à l’intérieur et le second à l’extérieur. Pour sauvegarder la maison commune des attaques multiples auxquelles elle doit faire face. Il suffit d’en parler. Il suffit surtout de se parler. Parce qu’ensemble, on est plus fort. Isaac Newton ne disait rien d’autre : « Lorsque deux forces sont jointes : leur efficacité est double ! »

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