Flash infos

Amcor : nouvelle ligne de production de films barrières recyclables

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Pour répondre à la demande en emballages recyclables, Amcor a investi dans une nouvelle ligne de production à Lugo di Vicenza, en Italie, dédiée aux films barrières recyclables pour divers secteurs (alimentaire, boissons, santé). Cette extension de 7 000 m² inclut un laboratoire de contrôle qualité et un entrepôt automatisé. Elena Peron, directrice du site, souligne que ce projet s’inscrit dans l’engagement d’Amcor à rendre 100 % de ses emballages recyclables, réutilisables ou compostables d’ici 2030.

 

Faimat et Etex, s’associent dans le secteur de la construction

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Fairmat, start-up française spécialisée dans le recyclage mécanique des matériaux composites, et Etex, géant belge de la construction légère, ont entamé une collaboration industrielle. L’objectif ? Remplacer par des composites recyclés une partie des métaux comme l’aluminium ou l’acier, utilisés dans la fixation des toitures légères. Cette innovation s’accompagne de la promesse d’une empreinte carbone réduite, tout en offrant une meilleure résistance à la corrosion et une isolation thermique supérieure. Cette alliance s’inscrit dans une dynamique de croissance pour Fairmat, qui a levé près de 100 millions d’euros depuis sa création en 2020. Les premiers produits issus de ce partenariat devraient être commercialisés dès 2027.

 

DS Smith investit 11 M£ à Grenaa, au Danemark

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Le géant de l’emballage DS Smith va investir 11 millions de livres sterling (environ 12,7 M€) dans l’une de ses usines danoises, à Grenaa. Objectif : renforcer les capacités en Europe du Nord, rendre la production plus précise et efficace. Cette remise à niveau augmentera la capacité de « 15 millions de m2 de carton ondulé par an », soit probablement entre 5 000 et 10 000 t/an.

 

Hydrovolt abandonne son projet d’usine en France

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Hydrovolt, co-entreprise fondée par Hydro (Norvège) et Northolt (Suède), avait annoncé mi-2024 l’installation d’une usine à Hordain, dans la vallée de la batterie française. Initialement prévue pour mi-2025, elle ne verra finalement pas le jour. L’entreprise scandinave a annoncé avoir mis fin au projet, « en raison de l’évolution des conditions du marché et d’une révision de sa stratégie ». Plus spécifiquement, l’approvisionnement en batteries est inférieur aux prévisions. Par conséquent, Hydrovolt préfère « se concentrer sur ses marchés principaux en Scandinavie », notamment son projet de recyclage de 12 000 tonnes de batteries par an de Fredrikstad, en Norvège. Contrairement au site d’Hordain, qui ne devait être qu’une « petite unité de décharge et de démantèlement », le site de Fredrikstad concentre la gamme complète des services de l’entreprise, de la collecte à la réutilisation et au recyclage.

 

Les Papeteries de Condat reprises par le groupe SPB

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Le sort des Papeteries de Condat est scellé : au terme de son redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Bordeaux a choisi le groupe SPB comme repreneur. La propriété de Condat passera donc des mains de Lecta à SPB, un fonds franco-canadien, une opération d’environ 1 million d’euros. Le repreneur ne conservera qu’une vingtaine d’emplois sur les 200 que comptait le site. Son projet de reprise consiste en une reconversion complète, avec le développement de quatre activités en parallèle : production d’alumine issue du recyclage, production de nanocellulose, production d’énergie à base d’hydrogène et création d’un data center. Le groupe SPB a promis la création, à terme, de 300 postes directs. Jadis premier employeur privé du département, le site a compté jusqu’à 1 200 salariés.

 

L’Ademe enquête sur les erreurs de tri

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Le règlement européen sur les batteries exige que les Etats membres conduisent, tous les cinq ans, une enquête de composition des déchets sur deux flux : les déchets municipaux en mélange et les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). L’Ademe a réalisé cette étude à partir de la campagne Modecom 2024 pour le premier flux, et des données déclarées par les éco-organismes pour le second. Résultat : 7 575 tonnes de batteries portables ont été retrouvées en 2024 dans les déchets municipaux, ce qui correspond à environ 20 % du total de batteries portables mises sur le marché. Cela n’est « pas négligeable », indique l’Ademe, qui en conclut : « en réduisant nos erreurs de tri, nous pourrions améliorer nos performances de collecte sur la filière batteries ». Dans le flux de DEEE, les batteries portables ont représenté 2 175 tonnes en 2024.

Alba prêt à acquérir Aluminium Dunkerque

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Le groupe industriel bahreïnien  Alba va racheter la fonderie Aluminium Dunkerque à AIP, le fonds américain qui l’avait acquise en 2021. Alba possède la plus grande fonderie d’aluminium hors Chine. Le montant de la transaction n’a pas été évoqué mais dépasserait un milliard d’euros. Les 750 employés d’Aluminium Dunkerque produisent 300 000 tonnes d’aluminium par an et ont réalisé un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en 2024. AIP et Alba sont actuellement au stade de négociations exclusives. L’Etat français  doit approuver le rachat de l’entreprise dans le cadre du contrôle des investissements étrangers. 

 

REP PMCB : Les associations de collectivités demandent un meilleur « arbitrage »

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Le ministère de la Transition écologique a annoncé, la semaine dernière, la refondation de la filière REP dédiée aux produits et matériaux et construction du bâtiment (PMCB), au terme d’un an de concertation avec les parties prenantes. Les associations de collectivités (Amorce, Régions de France et Cercle National du Recyclage) appellent le gouvernement à « préciser son arbitrage pour apporter davantage de garanties de résultats et respecter l’esprit de la loi Agec ». Elles regrettent que le ministère ait « repris les propositions formulées par les metteurs en marché et les distributeurs de matériaux afin de baisser drastiquement leur contribution financière ». Elles dénoncent un « arbitrage à sens unique, non conforme à la loi AGEC » et saluent la décision du parlement qui a refusé, quelques jours plus tard « de modifier radicalement et dans la précipitation la loi Agec pour rendre légales les orientations envisagées par le gouvernement ». Les associations de collectivités appellent à une reprise des discussions pour garantir un maillage territorial de proximité, la reprise gratuite pour les ménages et à frais limités pour les PME, ainsi qu’un dispositif de prise en charge intégrale des dépôts sauvages.

 

REP TLC : Le soutien exceptionnel porté à 268 €/t en 2026

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Au mois de janvier, le ministère de la Transition écologique (MTE) avait confié à l’Ademe une « mission flash » visant à déterminer le montant des soutiens accordés aux opérateurs de collecte et de tri de la filière REP TLC (textiles, linge de maison, chaussures). Pour rappel, son montant s’élevait, en 2025, à 223 €/t. Les conclusions de l’Ademe ont été rendues et ont conduit le MTE à relever le montant des soutiens à 268 €/t en 2026. « Le soutien que nous mettons en place en 2026 vise à sécuriser la filière et à préserver ses capacités industrielles, dans l’attente d’une réforme structurelle indispensable que nous menons avec le chantier de refondation », a déclaré le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Pour répondre à la crise durable que traverse la filière TLC, une « réforme structurelle » est en cours d’élaboration. Le scénario complet de refonte sera annoncé fin mars. « Rationalité économique, traçabilité et développement d’une industrie française du recyclage » seront ses principes directeurs. 

 

Aurea : CA en repli dans un contexte politique et économique incertain

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Le groupe Aurea, acteur européen de l’économie circulaire, a clôturé l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires de 222,7 millions d’euros, en recul de 9 % par rapport à 2024 (et  -4 % à périmètre constant). Le quatrième trimestre, marqué par un repli d’1 % à périmètre constant, reflète les tensions persistantes sur les marchés des métaux, notamment en raison des droits de douane américains et des pénuries de matières premières en Europe. Face à des conditions difficiles, Aurea a dû faire preuve d’agilité, en ajustant son modèle économique et en recentrant ses activités sur les services et l’innovation, par exemple en créant une filiale dédiée au recyclage des canettes en aluminium. Certaines activités, comme celles liées aux poudres de cuivre et au traitement des déchets pétroliers, ont démontré « une bonne résilience ». La filiale Flaurea Chemicals, spécialisée dans le recyclage du cadmium, a dû déposer le bilan en février après l’interdiction de son activité pour des raisons réglementaires.

Lemon Tri acquiert Tri Waste

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Lemon Tri, acteur de la collecte et du recyclage des déchets, accélère son expansion avec l’acquisition de Tri Waste, entreprise girondine implantée à Cestas depuis 10 ans. Déjà présent dans quatre régions, le groupe investit Bordeaux et prévoit de nouvelles acquisitions afin d’étendre son modèle.

 

Lély Environnement rejoint Paprec

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Lély Environnement, entreprise implantée en Isère depuis 1964, a été rachetée par Paprec. Avec un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros et 200 collaborateurs, Lély Environnement traite annuellement 200 000 tonnes de déchets industriels banals et 115 000 tonnes de bois, transformées en énergie ou en panneaux de particules. L’entreprise a récemment modernisé ses infrastructures, avec un nouveau siège à Voreppe et un centre de tri automatisé à Saint-Quentin-sur-Isère. Avec cette acquisition, Paprec étend son maillage sur l’agglomération grenobloise.

Le projet local d’Isoloko

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La start-up normande Isoloko investit 500 000 euros pour construire, dès septembre 2026, une usine de 350 m² sur la presqu’île de Caen. Spécialisée dans le recyclage des déchets de polyuréthane, l’entreprise transformera ces matériaux en flocons destinés aux grossistes du bâtiment. Pour sa première année d’activité, Isoloko vise la collecte de 100 tonnes et la production de 95 tonnes de flocons recyclés.

 

Infinite Loop Europe s’implante en Allemagne

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Infinite Loop Europe, détenue majoritairement par Reed - Société Générale Group, va implanter une usine de recyclage chimique du PET dans le parc industriel de Schwarzheide (Allemagne), géré par BASF. L’investissement, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros, permettra de produire 70 000 tonnes par an de PET recyclé, équivalent à du neuf, destiné aux emballages alimentaires, pharmaceutiques et aux fibres textiles. La technologie utilisée, basée sur la dépolymérisation, est déjà opérationnelle au Canada. La mise en service de l’usine est prévue pour 2030.

 

Interdiction de la destruction des invendus textiles

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Le 9 février 2026, la Commission européenne a adopté de nouvelles mesures dans le cadre du règlement Éco-conception pour des produits durables (ESPR), interdisant la destruction des vêtements, accessoires et chaussures invendus en Europe. Chaque année, entre 4 et 9 % des textiles non vendus sont détruits, générant 5,6 millions de tonnes de CO₂. Désormais, les entreprises devront déclarer les volumes d’invendus éliminés (à partir de 2027) et cesser leur destruction (dès juillet 2026 pour les grandes entreprises et 2030 pour les moyennes). Seules des dérogations strictes (risques sanitaires, produits endommagés) seront autorisées, sous contrôle des États membres.  Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de circularité, encourageant les marques à privilégier la revente, la réparation, le don ou le recyclage. En France, où 630 millions d’euros d’invendus sont détruits annuellement, cette réglementation renforce les initiatives comme celles du CETIA (voir article ci-contre).

 

DEEE Appel d’offres

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L’éco-organisme Ecosystem a lancé le 5 février un appel d’offres pour la collecte à domicile des équipements électriques et électroniques usagés auprès des particuliers parisiens, de certaines communes d’Île-de-France et de la région PACA, en vue de leur réemploi ou recyclage. Les opérateurs intéressés doivent s’inscrire ou mettre à jour leur profil sur la plateforme GEP/Ecosystem et soumettre leurs dossiers en ligne avant le lundi 2 mars 2026 à 20h00.

 

Une membrane bitumineuse 100 % recyclée

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Derbigum, fabricant de membranes de toiture, a conçu une membrane composée à 100 % de bitume recyclé. Cette solution, déjà commercialisée en Belgique et dont le déploiement sur le marché français est prévu en 2026, s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire en éliminant totalement l’utilisation de bitume vierge. Baptisée « Novitumen », cette nouvelle membrane vient renforcer la circularité de la gamme Derbigum NT, qui intégrait entre 25 % et 30 % de matériaux recyclés. « Cette innovation élève la part totale de matériaux recyclés à 80 % et permet de concevoir des membranes, sans bitume vierge, pouvant être recyclées presque indéfiniment », indique l’entreprise. Le procédé de fabrication est breveté et utilise d’anciennes toitures comme matière première. Derbigum dispose d’une ligne de retraitement dédiée au recyclage dont la capacité de traitement est de 5 000 tonnes de toitures par an. L’entreprise s’est engagée dès 1990 dans l’élaboration de processus industriels incorporant des résidus de production dans de nouvelles membranes.

 

Porsche Suisse s’associe au recycleur Librec

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Depuis le début du mois de février, Porsche Suisse s’est associé au spécialiste suisse du recyclage Librec pour valoriser les batteries haute tension des véhicules électriques en fin de vie. Le procédé utilisé par Librec permet de récupérer plus de 97 % des matières premières (nickel, cobalt, lithium, manganèse, aluminium, cuivre) contenues dans les batteries. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie d’économie circulaire de Porsche, qui vise à façonner un recyclage en boucle fermée et à réduire ses émissions de 38 000 tonnes de CO₂ par an en traitant 9 000 tonnes de batteries. En Suisse, 46 % des Porsche immatriculées en 2025 étaient des modèles électriques.

 

Des équipements originaux pour inciter au tri

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Limoges Métropole a inauguré, en ce début d’année, des équipements innovants visant à favoriser le tri hors foyer. A terme, tous les sites communautaires seront équipés des dispositifs « Happy Tri », dont la forme imite les déchets qu’ils sont censés accueillir. La gamme se décline en plusieurs modèles, notamment bouteille et canette. En plus d’équiper les lieux recevant du public, ces conteneurs pourront être déployés lors de manifestations ponctuelles, pour améliorer le tri hors foyer. Des dispositifs pliables et légers, les « Trinomads » sont également mis à disposition par la métropole lors d’évènements ponctuels.

Progrès limités dans la quête d’indépendance de l’UE

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Dans un rapport spécial publié début février, la Cour des comptes européenne souligne que l’UE reste fortement dépendante de 26 matières premières critiques, essentielles à la transition énergétique, malgré le règlement Critical Raw Materials Act et le plan ReSourceEU. Les efforts pour diversifier les importations et développer la production domestique restent insuffisants, tout comme le recours à la substitution et au recyclage, qui demeure très limité. Les filières européennes d’exploration, de transformation et de recyclage peinent à se développer. L’objectif fixé pour 2030, à savoir que 25 % des matières stratégiques soient issues du recyclage, semble difficilement atteignable.