Flash infos

Safran organise le recyclage des copeaux

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Le groupe Safran, équipementier aéronautique, a mis en place une boucle de recyclage des copeaux de titane issus de chutes de production. Collectés dans les usines, « ils sont recyclés pour être transformés en une nouvelle matière première », indique l’entreprise. Fort de cette première expérience, ce modèle sera prochainement appliqué à d’autres matériaux pour favoriser la circularité, a annoncé Safran.

 

Ecova renforce sa présence dans l’Ouest

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Le groupe Ecova, acteur du recyclage automobile présent dans l’Ouest (Vannes, Quimper, Nantes, Pontivy et Saint-Brieuc), continue de consolider sa présence sur ce territoire avec l’acquisition des Etablissements Poirier à Mayenne (53). Cette opération permet à l’entreprise d’étendre sa capacité à collecter et traiter les véhicules hors d’usage, tout en affirmant son positionnement comme acteur majeur de l’économie circulaire dans la région.

 

Citeo rejoint l’EXPRA

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L’éco-organisme Citeo a rejoint l’alliance européen EXPRA (Extended Producer Responsibility Alliance). EXPRA regroupe 35 organisations qui gèrent la fin de vie des emballages. Faire partie de l’EXPRA permet aux éco-organismes de mutualiser leurs expertises, de défendre une position commune au niveau européen et d’influencer les politiques liées aux REP et plus largement à l’économie circulaire. Avec cette nouvelle recrue française, les membres d’EXPRA représentent désormais près des trois quarts de la population de l’Union européenne.

 

Déchets d’agrofourniture : initiative de collecte

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Copage et Adivalor lancent une collecte expérimentale de plastiques agricoles usagés dans les exploitations maraîchères pour encourager le recyclage des plastiques professionnels. Cette initiative concerne les couvertures de serres, petits tunnels, paillages colorés ou incolores, gaines souples d’irrigation et filets paragrêle. Les plastiques doivent être triés par type et déposés exclusivement dans des sacs transparents Adivalor, disponibles chez les distributeurs, ou en ballots pour les couvertures de serres et les gaines souples. En 2024, Adivalor a collecté et recyclé 102 000 tonnes de déchets plastiques, soit une progression de 5 000 tonnes par rapport à l’année précédente.

 

Un projet néerlandais pour améliorer le recyclage

Déchets d'emballages
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Les Pays-Bas ont investi dans un projet innovant visant à améliorer le recyclage des plastique grâce à l’intelligence artificielle (IA). Le projet, mené par l’Université de Technologie d’Eindhoven et la start-up Exergy, est financé par le ministère néerlandais du Climat et de la Croissance verte. Baptisée « AI-Strap », l’initiative vise à traiter des flux de déchets complexes, comme les emballages plastiques multicouches, difficiles à recycler avec les technologies actuelles. Le projet combine recyclage par solvants et IA pour adapter le processus aux variations de matière, ajuster l’utilisation des solvants et améliorer l’efficacité énergétique du procédé. Exergy développe des outils de jumeau numérique et d’apprentissage automatique pour prédire les résultats et ajuster les paramètres en temps réel. L’objectif est d’identifier les meilleurs solvants et conditions opératoires pour produire des matériaux de haute qualité.

Paprec va renforcer sa participation dans Pizzorno

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Le groupe Paprec, déjà présent au capital de Pizzorno Environnement depuis 2021, va renforcer sa participation et devenir actionnaire majoritaire. Ce lundi 19 janvier, Pizzorno Environnement a annoncé que la famille Pizzorno-Devalle envisageait d’exercer la première promesse d’achat sur 30,64 % du capital au profit de Paprec, dans le cadre du pacte d’actionnaires conclu en novembre 2021. Le prix retenu s’élève à 62,50 euros par action, soit une prime de 11,6 % sur le dernier cours de bourse (56 euros), ce qui valorise le spécialiste des déchets entre 125 et 250 millions d’euros. Paprec détiendrait ainsi 50,64 % du capital et 50,02 % des droits de vote, tandis que la famille Pizzorno-Devalle resterait actionnaire de référence avec 21,18 % du capital et 30 % des droits de vote. La transaction devrait être finalisée au deuxième trimestre 2026 et être suivie d’une offre publique d’achat simplifiée, sans retrait de cote. L’annonce a propulsé l’action Pizzorno Environnement en bourse, avec un gain de 9,3 % à 61,20 €, traduisant l’enthousiasme du marché face à cette opération.

Déchets d'agrofourniture : Initiative de collecte

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Copage et Adivalor lancent une collecte expérimentale de plastiques agricoles usagés dans les exploitations maraîchères pour encourager le recyclage des plastiques professionnels. Cette initiative concerne les couvertures de serres, petits tunnels, paillages colorés ou incolores, gaines souples d’irrigation et filets paragrêle. Les plastiques doivent être triés par type et déposés exclusivement dans des sacs transparents Adivalor, disponibles chez les distributeurs, ou en ballots pour les couvertures de serres et les gaines souples. En 2024, Adivalor a collecté et recyclé 102 000 tonnes de déchets plastiques, soit une progression de 5 000 tonnes par rapport à l’année précédente.

Déchets verts : Paris recycle les sapins de Noël

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La Ville de Paris a renouvelé l’opération « Recyclons nos sapins », née en 2007 pour favoriser le recyclage des sapins de Noël et lutter contre les dépôts sauvages. A l’issue de la collecte (186 points d’apport cette année), les sapins sont broyés puis utilisés comme paillage dans les parcs et jardins. L’an dernier, 110 000 sapins ont été collectés. Leur transformation a produit 2 500 m3 de broyat. Depuis 2007, près d’1,3 million de sapins ont été revalorisés.

La Tunisie vise 50 % de recyclage d’ici 2030

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La filière textile tunisienne amorce sa transition vers l’économie circulaire avec le lancement d’un projet pilote de collecte et de recyclage des vêtements usagés, porté par la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) et la startup Colibris. L’objectif fixé est ambitieux : recycler, d’ici 2030, 50 % des 31 000 tonnes de déchets textiles produites chaque année.

 

Extension des consignes de tri à La Réunion

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La CIVIS, qui représente six communes de La Réunion, a annoncé l’extension des consignes de tri (ECT) à tous les emballages et tous les papiers à compter du 1er janvier 2026. Une dérogation avait été accordée aux territoires ultramarins jusqu’à fin 2025, alors que l’ECT a été déployée en 2023 en métropole.

 

Anodine lève 850 000 €

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Spécialisée dans la fabrication et le recyclage d’électrodes à base de matériaux critiques pour le traitement de l’eau, la start-up grenobloise Anodine a finalisé une levée de fonds participative de 850 000 euros. Ce financement, qui sera complété par des prêts et subventions, doit permettre à l’entreprise de finaliser son outil de production et de répondre à la demande de ses premiers clients. Avec 7 collaborateurs et un chiffre d’affaires prévisionnel de 30 000 € en 2025, Anodine ambitionne de consolider sa position dans le secteur des solutions innovantes pour le traitement de l’eau.

 

David Hollinger élu président du SEDDRe

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David Hollinger, dirigeant de Hollinger Démolition,  a été élu en décembre président de la délégation Est du Syndicat des entreprises de déconstruction, dépollution et recyclage (SEDDRe). Membre de la FFB, le syndicat fédère près de 250 entreprises actives dans la déconstruction, la dépollution et le recyclage des déchets du BTP.

 

REP TLC : les règles du soutien exceptionnel revues

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L’État a arrêté les nouvelles modalités du soutien exceptionnel au tri des textiles dans le cadre de la REP TLC, avec des impacts directs pour les opérateurs de tri. Un arrêté publié le 31 décembre au Journal officiel ajuste le dispositif pour 2025 et 2026, en s’éloignant du scénario initialement soumis à consultation. Pour 2025, le soutien exceptionnel versé par Refashion est confirmé à 223 €/t triée. Point clé pour les recycleurs : le plafond collectif est supprimé. Le soutien n’est donc plus limité à un volume national de 220 000 tonnes, ce qui sécurise la rémunération de l’ensemble des tonnages effectivement triés par la filière. En revanche, un plafonnement individuel par site est maintenu. Chaque centre de tri pourra bénéficier du soutien dans la limite de son tonnage 2024, augmenté de 30 %. Autre évolution favorable aux opérateurs : le soutien exceptionnel ne se substituera au soutien habituel que s’il est plus avantageux financièrement. Pour 2026, les règles restent ouvertes et seront discutées dans le cadre de la réforme de fond de la filière, laissant planer une incertitude sur les niveaux de soutien futurs.

 

CSR : préparation simplifiée

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Afin d’accélérer le développement d’une filière jugée essentielle à la décarbonation industrielle, un arrêté publié le 17 décembre au Journal officiel simplifie la préparation des combustibles solides de récupération (CSR). Le texte ajuste les exigences de rendement des installations les utilisant pour produire chaleur et électricité. Il modifie deux arrêtés de 2016 en assouplissant les règles lorsque les CSR sont préparés et consommés sur un même site, sans obligation de lots identifiés, et en permettant au préfet d’autoriser l’admission de CSR non conformes sous conditions environnementales et sanitaires. Il allège aussi le contrôle des rendements, désormais évalués sur plusieurs mois, tout en relevant le rendement minimal à 75 % pour les installations à besoin thermique continu. Enfin, il intègre des remarques issues de la consultation publique, notamment sur la durabilité de la biomasse et l’autorisation de préparer des CSR à partir de refus de tri ou de déconditionnement.

 

Deux acquisitions internationales pour Séché

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Séché Environnement assure son développement à l’international avec l’acquisition de deux sociétés, au Chili et en Italie.  Au Chili, le rachat d’Hidronor (déchets dangereux) lui offre une couverture nationale et élargit ses capacités de traitement au service des industries. En Italie, l’acquisition de La Filippa consolide son offre de stockage de déchets non dangereux dans le nord du pays et renforce le positionnement du groupe, déjà présent sur ce secteur.

 

Carbios reporte encore son projet d’usine

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Malgré un nouveau glissement de calendrier, Carbios confirme sa volonté de construire sa première usine française de recyclage enzymatique du PET à Longlaville, en Meurthe-et-Moselle. Le projet, déjà repoussé à plusieurs reprises, fait l’objet d’un report supplémentaire de trois mois, le temps pour l’entreprise de sécuriser les conditions nécessaires à son lancement. En 2025, Carbios a signé des contrats de pré-commercialisation couvrant près de 50 % de la capacité annuelle de l’usine, fixée à 50 000 tonnes de déchets PET, auprès d’acteurs des secteurs de la cosmétique, des boissons et des filaments textiles pour pneumatiques. L’objectif suivant est d’atteindre 70 % d’engagements commerciaux, seuil indispensable pour finaliser le montage financier. Soutenu par 42,5 millions d’euros d’aides publiques, le projet repose encore sur la sécurisation d’environ 10 % des financements, espérée d’ici fin mars 2026, pour une mise en service envisagée au premier semestre 2028. En parallèle, Carbios accélère le déploiement international de sa technologie, avec une première unité sous licence attendue en Chine dès 2027.

 

Sensibiliser les jeunes au recyclage automobile

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L’éco-organisme Recycler Mon Véhicule a lancé une initiative originale de sensibilisation des jeunes au recyclage des véhicules hors d’usage en investissant l’univers du jeu vidéo Fortnite. À travers le mini-jeu Car Life Tycoon, les joueurs incarnent un gestionnaire de centre de recyclage automobile et découvrent, de manière ludique, les étapes de collecte, de dépollution et de valorisation des épaves. Accessible sur toutes les plateformes, ce dispositif vise surtout les 18-35 ans.

 

DS Smith nomme James Lomax à la tête des activités Royaume-Uni et Irlande

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DS Smith, qui a fusionné avec International Paper en début d’année, a annoncé la nomination de James Lomax au poste de Managing Director pour les activités Packaging au Royaume-Uni et en Irlande. James Lomax occupait auparavant le poste de directeur de la chaîne d’approvisionnement et des opérations pour la division Packaging EMEA de DS Smith. « DS Smith s’est engagé, depuis son intégration au sein d’International Paper, dans une transformation en profondeur visant à simplifier son organisation, gagner en efficacité et en agilité, et améliorer l’expérience client. Nous disposons de bases solides et je me réjouis de pouvoir m’appuyer sur celles-ci pour mettre en œuvre notre programme de croissance », a-t-il déclaré

Détecter les bouteilles de protoxyde d’azote

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Les capteurs Lixo, qui équipent les camions de collecte de plusieurs collectivités en France, ont révélé une inquiétante progression de la présence de bouteilles de protoxyde d’azote dans les bacs de tri en 2025. Sur l’ensemble du territoire, 8 759 bouteilles ont été détectées dans 7 905 levées de bacs. Ces déchets dangereux présentent des risque d’explosion et leur présence dans les bacs de tri augmente les coûts des collectivités. Grâce à un entraînement spécifique, les capteurs reconnaissent et signalent aux agents la présence de ces indésirables, pour qu’ils soient extraits avant tout incident.

CrystALRod s’installera à Dunkerque en 2028

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Dunkerque accueillera d’ici 2028 la fonderie CrystALRod, spécialisée dans la production de fil d’aluminium à partir de câbles usagés. L’usine, installée sur une friche portuaire, intégrera une ligne de recyclage et prévoit d’incorporer au moins 40 % de matières recyclées dans ses produits. Le fil produit sera destiné à la fabrication de câbles pour les réseaux électriques et les éoliennes. Le projet, soutenu par le plan France 2030, pourrait mobiliser un investissement de 100 millions d’euros et créer entre 80 et 100 emplois lors de sa première phase. Il s’inscrit dans une démarche de boucle fermée, où les matériaux issus de câbles décommissionnés sont réutilisés pour produire de nouveaux conducteurs, contribuant ainsi au développement du recyclage industriel et à l’optimisation des ressources en aluminium.