Flash infos

Le projet local d’Isoloko

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La start-up normande Isoloko investit 500 000 euros pour construire, dès septembre 2026, une usine de 350 m² sur la presqu’île de Caen. Spécialisée dans le recyclage des déchets de polyuréthane, l’entreprise transformera ces matériaux en flocons destinés aux grossistes du bâtiment. Pour sa première année d’activité, Isoloko vise la collecte de 100 tonnes et la production de 95 tonnes de flocons recyclés.

 

Infinite Loop Europe s’implante en Allemagne

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Infinite Loop Europe, détenue majoritairement par Reed - Société Générale Group, va implanter une usine de recyclage chimique du PET dans le parc industriel de Schwarzheide (Allemagne), géré par BASF. L’investissement, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros, permettra de produire 70 000 tonnes par an de PET recyclé, équivalent à du neuf, destiné aux emballages alimentaires, pharmaceutiques et aux fibres textiles. La technologie utilisée, basée sur la dépolymérisation, est déjà opérationnelle au Canada. La mise en service de l’usine est prévue pour 2030.

 

Interdiction de la destruction des invendus textiles

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Le 9 février 2026, la Commission européenne a adopté de nouvelles mesures dans le cadre du règlement Éco-conception pour des produits durables (ESPR), interdisant la destruction des vêtements, accessoires et chaussures invendus en Europe. Chaque année, entre 4 et 9 % des textiles non vendus sont détruits, générant 5,6 millions de tonnes de CO₂. Désormais, les entreprises devront déclarer les volumes d’invendus éliminés (à partir de 2027) et cesser leur destruction (dès juillet 2026 pour les grandes entreprises et 2030 pour les moyennes). Seules des dérogations strictes (risques sanitaires, produits endommagés) seront autorisées, sous contrôle des États membres.  Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale de circularité, encourageant les marques à privilégier la revente, la réparation, le don ou le recyclage. En France, où 630 millions d’euros d’invendus sont détruits annuellement, cette réglementation renforce les initiatives comme celles du CETIA (voir article ci-contre).

 

DEEE Appel d’offres

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L’éco-organisme Ecosystem a lancé le 5 février un appel d’offres pour la collecte à domicile des équipements électriques et électroniques usagés auprès des particuliers parisiens, de certaines communes d’Île-de-France et de la région PACA, en vue de leur réemploi ou recyclage. Les opérateurs intéressés doivent s’inscrire ou mettre à jour leur profil sur la plateforme GEP/Ecosystem et soumettre leurs dossiers en ligne avant le lundi 2 mars 2026 à 20h00.

 

Une membrane bitumineuse 100 % recyclée

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Derbigum, fabricant de membranes de toiture, a conçu une membrane composée à 100 % de bitume recyclé. Cette solution, déjà commercialisée en Belgique et dont le déploiement sur le marché français est prévu en 2026, s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire en éliminant totalement l’utilisation de bitume vierge. Baptisée « Novitumen », cette nouvelle membrane vient renforcer la circularité de la gamme Derbigum NT, qui intégrait entre 25 % et 30 % de matériaux recyclés. « Cette innovation élève la part totale de matériaux recyclés à 80 % et permet de concevoir des membranes, sans bitume vierge, pouvant être recyclées presque indéfiniment », indique l’entreprise. Le procédé de fabrication est breveté et utilise d’anciennes toitures comme matière première. Derbigum dispose d’une ligne de retraitement dédiée au recyclage dont la capacité de traitement est de 5 000 tonnes de toitures par an. L’entreprise s’est engagée dès 1990 dans l’élaboration de processus industriels incorporant des résidus de production dans de nouvelles membranes.

 

Porsche Suisse s’associe au recycleur Librec

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Depuis le début du mois de février, Porsche Suisse s’est associé au spécialiste suisse du recyclage Librec pour valoriser les batteries haute tension des véhicules électriques en fin de vie. Le procédé utilisé par Librec permet de récupérer plus de 97 % des matières premières (nickel, cobalt, lithium, manganèse, aluminium, cuivre) contenues dans les batteries. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie d’économie circulaire de Porsche, qui vise à façonner un recyclage en boucle fermée et à réduire ses émissions de 38 000 tonnes de CO₂ par an en traitant 9 000 tonnes de batteries. En Suisse, 46 % des Porsche immatriculées en 2025 étaient des modèles électriques.

 

Des équipements originaux pour inciter au tri

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Limoges Métropole a inauguré, en ce début d’année, des équipements innovants visant à favoriser le tri hors foyer. A terme, tous les sites communautaires seront équipés des dispositifs « Happy Tri », dont la forme imite les déchets qu’ils sont censés accueillir. La gamme se décline en plusieurs modèles, notamment bouteille et canette. En plus d’équiper les lieux recevant du public, ces conteneurs pourront être déployés lors de manifestations ponctuelles, pour améliorer le tri hors foyer. Des dispositifs pliables et légers, les « Trinomads » sont également mis à disposition par la métropole lors d’évènements ponctuels.

Progrès limités dans la quête d’indépendance de l’UE

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Dans un rapport spécial publié début février, la Cour des comptes européenne souligne que l’UE reste fortement dépendante de 26 matières premières critiques, essentielles à la transition énergétique, malgré le règlement Critical Raw Materials Act et le plan ReSourceEU. Les efforts pour diversifier les importations et développer la production domestique restent insuffisants, tout comme le recours à la substitution et au recyclage, qui demeure très limité. Les filières européennes d’exploration, de transformation et de recyclage peinent à se développer. L’objectif fixé pour 2030, à savoir que 25 % des matières stratégiques soient issues du recyclage, semble difficilement atteignable.

 

Lummus s’allie à InnoVent

Pneus
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Lummus Technology, qui développe et commercialise des solutions industrielles, a annoncé un investissement dans la société mexicaine InnoVent Renewables afin d’accélérer le déploiement de sa technologie de pyrolyse. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué. Cette solution permet de recycler des pneus usagés, ainsi que des plastiques et de la biomasse. L’accord s’inscrit dans un partenariat exclusif visant à élargir la commercialisation mondiale de cette technologie.

 

ExxonMobil vise le traitement de 200 Mt par an

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Une troisième unité de recyclage chimique a été mise en service sur le site d’ExxonMobil situé à Baytown, au Texas, portant sa capacité de traitement à environ 113 millions de tonnes de déchets plastiques par an. À l’échelle mondiale, l’entreprise prévoit d’étendre ses capacités à plus de 200 millions de tonnes par an. Dans le communiqué annonçant l’extension de ses capacités, l’entreprise plaide en faveur d’un « cadre politique favorable reconnaissant le recyclage chimique en tant que solution pour les plastiques difficiles à recycler ».

Cyclic Materials lève 75 millions de dollars

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Le recycleur canadien Cyclic Materials, spécialisé dans les aimants permanents et les métaux critiques, a levé 75 millions de dollars lors d’un financement de série C destiné à accélérer son expansion en Amérique du Nord et en Europe, tout en renforçant sa R&D au Canada. Fondée en 2021, l’entreprise mise sur le recyclage pour assurer un approvisionnement en terres rares indépendant de la Chine. Elle s’appuie sur deux technologies propriétaires : un procédé d’extraction des aimants issus de produits en fin de vie et un procédé hydrométallurgique permettant de produire des oxydes de terres rares mélangés (rMREO). L’entreprise a par ailleurs annoncé un investissement de 82 millions de dollars dans la création d’un « campus » de recyclage de terres rares en Caroline du Sud (Etats-Unis). Avec une capacité de traitement de 2 000 tonnes d’aimants par an, le site produira 600 tonnes annuelles d’oxydes de terres rares recyclés à compter de 2028.

 

Ecomaison et Citeo Pro, partenaires pour la REP emballages professionnels

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A l’approche de l’entrée en vigueur de la nouvelle filière de REP dédiée aux emballages professionnels, les éco-organismes Ecomaison et Citeo Pro ont choisi de mutualiser leurs expertises et infrastructures afin de simplifier la mise en conformité des entreprises des secteurs de l’ameublement, du jouet, du bricolage et du bâtiment. Dans ce partenariat, Ecomaison apporte son expérience opérationnelle dans la gestion multi-filières et notamment la gestion des déchets de bois, tandis que Citeo Pro contribue par sa connaissance globale de la REP des emballages professionnels. Au programme : un accompagnement sectoriel sur mesure, un parcours simplifié pour les metteurs en marché et la mise en œuvre de solutions opérationnelles pour les entreprises.

 

Le BIR fait des déchets textiles l’une de ses priorités

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Le Bureau of International Recycling (BIR) fait des déchets textiles l’une de ses priorités pour 2026, dans un contexte de renforcement des réglementations et de multiplication des discussions internationales. Ces derniers mois, l’organisation a accru sa participation aux travaux multilatéraux liés aux politiques textiles, notamment en contribuant aux consultations du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de la Convention de Bâle sur les déchets textiles. Ces contributions visent à attirer l’attention sur les impacts du commerce international, la nécessité de cadres réglementaires clairs et les risques pour les filières de réemploi et de recyclage. En parallèle, le BIR a engagé des échanges directs avec des représentants gouvernementaux et des parties prenantes afin de partager les réalités opérationnelles et les bénéfices économiques et environnementaux des marchés mondiaux du vêtement de seconde main. Cette mobilisation devrait se poursuivre en 2026, avec notamment l’organisation d’un événement dédié au recyclage textile lors du prochain salon du BIR.

Le projet Sanou Koura abandonné

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Selon Radio 8 FM, le projet Sanou Koura, qui devait recycler, dans les Ardennes, des cartes électroniques pour en valoriser les métaux précieux (or, argent) et stratégiques (cobalt, étain), ainsi que du cuivre, de l’aluminium et du fer, a été officiellement abandonné. Installé en juin 2019 sur l’ancien site de Glaverbel, lauréat de l’appel à projet « métaux critiques » en 2022 et soutenu par un financement potentiel de 12 millions d’euros dans le cadre de France 2030, Sanou Koura n’a jamais réussi à sécuriser les capitaux nécessaires pour passer à la phase industrielle.

Fermeture temporaire des sites H Ripley & Co

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H Ripley & Co, recycleur et exportateur de métaux, a annoncé la fermeture temporaire de l’ensemble de ses sites au Royaume-Uni, sans préciser de date de réouverture. Dans un avis adressé à ses clients, l’entreprise indique que toutes ses installations sont fermées, qu’elles n’acceptent plus de matériaux et n’organisent plus aucune collecte pour le moment. Plus d’informations doivent être communiquées ultérieurement. Aucune explication n’a été donnée sur les raisons ou la durée de cette suspension. H Ripley & Co, entreprise familiale de quatrième génération, exploite cinq sites dans le sud-est de l’Angleterre et fournit des aciéries et des raffineries au Royaume-Uni et à l’étranger.

 

VHU / Zwickau désigné comme site clé pour l’économie circulaire

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Le site Volkswagen de Zwickau (Allemagne) va devenir un lieu d’expérimentation et de référence du groupe pour l’économie circulaire. Cette orientation avait été décidée lors des négociations collectives de décembre 2024. Sur place, la viabilité économique de nouvelles activités liées au recyclage sera analysée et de nouveaux standards seront définis pour transmettre les méthodes aux autres sites du groupe. Au programme : démontage systématique des véhicules en fin de vie afin de récupérer des composants réutilisables et des matières premières. La capacité de traitement doit augmenter progressivement pour atteindre jusqu’à 15 000 véhicules traités par an à l’horizon 2030. 500 véhicules de présérie sont déjà utilisés pour tester les procédés, avant une montée en puissance prévue à partir de 2027. Volkswagen a annoncé jusqu’à 90 millions d’euros d’investissements, avec un soutien financier d’environ 10,7 millions d’euros de la part du Land de Saxe.

 

Safran organise le recyclage des copeaux

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Le groupe Safran, équipementier aéronautique, a mis en place une boucle de recyclage des copeaux de titane issus de chutes de production. Collectés dans les usines, « ils sont recyclés pour être transformés en une nouvelle matière première », indique l’entreprise. Fort de cette première expérience, ce modèle sera prochainement appliqué à d’autres matériaux pour favoriser la circularité, a annoncé Safran.

 

Ecova renforce sa présence dans l’Ouest

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Le groupe Ecova, acteur du recyclage automobile présent dans l’Ouest (Vannes, Quimper, Nantes, Pontivy et Saint-Brieuc), continue de consolider sa présence sur ce territoire avec l’acquisition des Etablissements Poirier à Mayenne (53). Cette opération permet à l’entreprise d’étendre sa capacité à collecter et traiter les véhicules hors d’usage, tout en affirmant son positionnement comme acteur majeur de l’économie circulaire dans la région.

 

Citeo rejoint l’EXPRA

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L’éco-organisme Citeo a rejoint l’alliance européen EXPRA (Extended Producer Responsibility Alliance). EXPRA regroupe 35 organisations qui gèrent la fin de vie des emballages. Faire partie de l’EXPRA permet aux éco-organismes de mutualiser leurs expertises, de défendre une position commune au niveau européen et d’influencer les politiques liées aux REP et plus largement à l’économie circulaire. Avec cette nouvelle recrue française, les membres d’EXPRA représentent désormais près des trois quarts de la population de l’Union européenne.

 

Déchets d’agrofourniture : initiative de collecte

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Copage et Adivalor lancent une collecte expérimentale de plastiques agricoles usagés dans les exploitations maraîchères pour encourager le recyclage des plastiques professionnels. Cette initiative concerne les couvertures de serres, petits tunnels, paillages colorés ou incolores, gaines souples d’irrigation et filets paragrêle. Les plastiques doivent être triés par type et déposés exclusivement dans des sacs transparents Adivalor, disponibles chez les distributeurs, ou en ballots pour les couvertures de serres et les gaines souples. En 2024, Adivalor a collecté et recyclé 102 000 tonnes de déchets plastiques, soit une progression de 5 000 tonnes par rapport à l’année précédente.