L’Association européenne de l’acier, Eurofer, a revu à la baisse ses prévisions pour la demande d’acier dans l’UE en 2026. Elle ne prévoit plus qu’une croissance modeste de 0,4 %, soit 135 millions de tonnes, contre 1,3 % initialement. En 2027, la consommation devrait progresser de 2,2 %, mais restera inférieure de 10 millions de tonnes aux niveaux d’avant la pandémie. Axel Eggert, directeur général d’Eurofer, souligne que « les légères améliorations de la demande ne doivent pas être confondues avec une véritable reprise ». Les coûts énergétiques élevés, l’incertitude géopolitique et la faiblesse persistante de l’industrie manufacturière pèsent sur les investissements. La demande des secteurs utilisateurs d’acier devrait croître de 1,3 % en 2026, portée par le bâtiment (+1,5 %) mais freinée par l’automobile (-0,2 %), en déclin pour la troisième année consécutive. Le contexte économique reste tendu, avec une inflation relancée par les tensions au Moyen-Orient et une concurrence accrue des importations. Sans rebond industriel plus marqué ni baisse des coûts énergétiques, la pression sur le marché européen de l’acier devrait persister.