Flash infos

Unifibres mise en service

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La phase de mise en service de l'usine de fibres recyclées Unifibres, située sur le site du groupe Essity, à Prudhoe, au Royaume-Uni, a débuté la semaine passée. Le recyclage des fibres se déroule avec succès, a annoncé l’entreprise, qui a cependant indiqué que des problèmes techniques mineurs, « typiques des projets de cette envergure et de cette complexité », avaient été identifiés et étaient en cours de résolution. Essity procède aux améliorations nécessaires pour porter l'installation à sa pleine capacité opérationnelle. Ce projet d’Essity vise à réduire sa dépendance vis-à-vis de la pâte provenant du marché et du papier récupéré de qualité supérieure.

 

La plateforme AutoLOOP étendue aux batteries de VE

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The Future is Neutral a étendu sa plateforme digitale AutoLOOP, initialement dédiée au recyclage de matières comme le polypropylène, le cuivre ou l’aluminium, à la collecte des batteries de traction des véhicules électriques. AutoLOOP propose aux centres VHU une solution clé en main pour améliorer traçabilité et compétitivité. Après avoir dépollué et désimmatriculé les véhicules, les centres enregistrent sur la plateforme les batteries et les lots de pièces à recycler. Ensuite, AutoLOOP organise leur collecte et leur transport vers des filières spécialisées dans l’extraction des métaux. « Professionnalisation et digitalisation de la filière de la collecte des matières et des batteries : tel est notre objectif », résume Antoine Chéreau, business développer pour The Future is Neutral.

 

4è édition des Trophées Européens de la Mode Circulaire

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La Métropole Européenne de Lille et l’Ademe lancent la quatrième édition des Trophées Européens de la Mode Circulaire, un événement visant à valoriser les initiatives qui réduisent l’impact écologique de l’industrie textile. Ouverts aux acteurs français, belges et néerlandais, ces trophées récompensent les projets alliant créativité, durabilité et nouveaux modèles économiques, qu’il s’agisse de recyclage, réparation, upcycling ou éco-conception. Depuis 2020, cette compétition a mis en lumière 214 candidatures et primé 24 lauréats. Pour accélérer la transition, les Trophées 2026 misent sur la synergie entre acteurs publics, privés et citoyens. L’appel à candidatures, ouvert jusqu’au 11 mai, sera suivi d’une sélection de 15 finalistes en juin. Le public pourra ensuite voter en ligne pour ses favoris à partir d’octobre, avant la cérémonie de remise des prix le 3 décembre à Lille. Les six lauréats de la dernière édition étaient Recy’Elit, United Repair Centre, Refurbaskets; Maison Lemahieu, Mamé et l’Adaptelier. 

 

TotalEnergies met en service une unité de recyclage chimique

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TotalEnergies a inauguré, sur sa plateforme historique de Grandpuits, une unité de recyclage chimique des plastiques. D’une capacité annuelle de 15 000 tonnes, cette installation marque une étape clé dans la reconversion du site, autrefois raffinerie, en une plateforme zéro pétrole. L’usine met en œuvre une technologie de pyrolyse développée par Plastic Energy, qui transforme des déchets difficiles à recycler en huile synthétique. L’huile produite sert ensuite de matière première pour la pétrochimie, remplaçant partiellement les ressources fossiles. Elle permet de fabriquer des plastiques recyclés aux propriétés identiques à celles des plastiques vierges. Pour garantir un approvisionnement stable, TotalEnergies a signé en 2023 des partenariats avec Citeo et Paprec.

 

Soren sélectionne six opérateurs

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Soren, éco-organisme agréé pour le recyclage des panneaux photovoltaïques en France, annonce avoir sélectionné six opérateurs industriels afin de structurer une filière nationale et de renforcer les capacités de traitement. Grâce à ces partenariats, répartis en métropole et en outre-mer, la filière pourra traiter plus de 45 000 tonnes de panneaux par an, avec des technologies innovantes permettant d’extraire plus de 90 % des matières stratégiques comme le silicium et l’argent. Les opérateurs retenus sont : Envie 2E Aquitaine, Envie 2E Occitanie, Galloo France, Rosi Alpes, RVE et First Solar.

 

Brangeon affirme sa « raison d’être »

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Le groupe Brangeon a formalisé sa « raison d’être » pour affirmer son engagement durable et sa démarche RSE. Élaborée avec plus de 700 collaborateurs et parties prenantes depuis fin 2024, cette démarche vise à clarifier la vision du groupe. Elle s’articule autour de quatre engagements : fédérer autour des valeurs, entreprendre des projets audacieux, valoriser le potentiel humain et les matières, et préserver la planète pour les générations futures.

 

Nouvelle fermeture temporaire pour Fibre Excellence

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Après Tarascon, c’est au site de Saint-Gaudens de fermer ses portes temporairement. Le producteur français de pâte à papier a d’abord mis la production à l’arrêt sur le site provençal de Tarascon (du 2 au 15 mars). A compter du 16, c’est le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) qui fermera ses portes pour une durée de deux semaines. Même raison évoquée pour cette fermeture que pour celle du site provençal : « un stock de bois trop faible ». En difficulté financière, Fibre Excellence estime que les prix d’achat de l’électricité produite par ses usines sont trop bas. Le ministre de l’Industrie a écarté la possibilité d’une révision des prix, mais le gouvernement français propose toutefois un soutien financier à l’entreprise, qui risque d’être placée en redressement judiciaire.

 

Hyundai assure le recyclage de ses déchets de production

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HLI Green Power, la coentreprise de Hyundai et de LG qui produit des batteries de véhicules électriques, a signé un partenariat avec Zhejiang Huayou Recycling Technology, filiale de l’entreprise chinoise Zhejiang Huayou Cobalt. L’alliance des deux entreprises porte sur le recyclage des déchets de production et des déchets post-consommation de batteries de VE. HLI Green Power possède une usine à Karawang, fruit d’un investissement de 1,1 milliard de dollars et inaugurée en 2024, qui alimente les chaînes d’assembalge de Hyundai en Asie du Sud-Est et en Inde. Les déchets de fabrication seront broyés et transformés en « black mass » par Huayou, puis affinés pour extraire lithium, cobalt et nickel, réutilisables dans la production de nouvelles cellules. « Cet accord pose les bases d’une économie circulaire des batteries, couvrant tout leur cycle de vie », souligne un porte-parole de Hyundai.

 

Alliance entre DEScycle et Mitsubishi

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DEScycle, spécialiste des technologies innovantes de traitement des métaux, et Mitsubishi Corporation (MC) ont annoncé un partenariat stratégique pour développer des solutions de récupération des métaux critiques et précieux issus des déchets électroniques au Japon. En combinant la technologie développée par DEScycle avec l’expertise industrielle, logistique et commerciale de MC, les deux groupes ont pour ambition d’accélérer la transition vers une économie circulaire. Un site pilote est en construction au Royaume-Uni, avec le soutien financier de MC, pour valider le modèle avant son déploiement à plus grande échelle. « Ce partenariat nous permet d’étendre notre technologie au Japon, leader mondial du recyclage des DEEE, puis en Europe et aux États-Unis », a souligné Fred White, directeur commercial de DEScycle. L’objectif : sécuriser les approvisionnements locaux en métaux stratégiques tout en réduisant l’empreinte environnementale.

 

Fairmat sur tous les terrains

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L’entreprise française Fairmat, qui recycle des matériaux composites, a annoncé une salve de partenariats dans des domaines variés. Avec Salomon, Fairmat participera à l’intégration de fibres de carbone recyclées dans le skis alpins, nordiques et les snowboards. Salomon produit 700 000 paires de ski par an, des équipements qui ont la particularité de comporter des structures multicouches complexes. Dans le domaine aéronautique, l’entreprise s’associe à Airbus pour recycler les composites carbone des avions comme l’A350, en particulier les panneaux d’ailes ou les poutres. En compagnie de Babolat, Fairmat adaptera ses fibres de carbone recyclées, initialement conçues pour l’aérospatial, à la fabrication de raquettes de tennis et de padel. Enfin, Fairmat travaillera aussi aux côtés d’Etex pour remplacer l’aluminium et l’acier par des composites carbone recyclés dans les matériaux de construction.

 

Récompenser la circularité dans les projets immobiliers

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Les Trophées Bâtiments Circulaires, organisés par le Booster du Réemploi et Construction21, reviennent pour une sixième édition afin de valoriser les projets immobiliers exemplaires en matière de circularité. Depuis leur création, plus de 160 initiatives ont été présentées. Ce concours récompense des réalisations innovantes, reproductibles et intégrant le réemploi ou la conception circulaire, en phase avec les exigences de la loi AGEC et de la RE2020. L’objectif est de mettre en avant les initiatives de réemploi, sachant que le secteur du bâtiment produit 46 millions de tonnes de déchets chaque année. Ouvert aux projets livrés avant le 31 mai 2026 en France, Belgique, Suisse, Luxembourg et Québec, il s’adresse à tous les acteurs de la construction. Les candidatures, à déposer sur la plateforme Construction21, seront évaluées par un jury d’experts pluridisciplinaires (maîtres d’ouvrages publics et privés, architectes, cabinets de conseil, bureaux d’ingénierie, contrôleurs techniques et assureurs). Les lauréats seront dévoilés en novembre.

 

Amcor : nouvelle ligne de production de films barrières recyclables

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Pour répondre à la demande en emballages recyclables, Amcor a investi dans une nouvelle ligne de production à Lugo di Vicenza, en Italie, dédiée aux films barrières recyclables pour divers secteurs (alimentaire, boissons, santé). Cette extension de 7 000 m² inclut un laboratoire de contrôle qualité et un entrepôt automatisé. Elena Peron, directrice du site, souligne que ce projet s’inscrit dans l’engagement d’Amcor à rendre 100 % de ses emballages recyclables, réutilisables ou compostables d’ici 2030.

 

Faimat et Etex, s’associent dans le secteur de la construction

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Fairmat, start-up française spécialisée dans le recyclage mécanique des matériaux composites, et Etex, géant belge de la construction légère, ont entamé une collaboration industrielle. L’objectif ? Remplacer par des composites recyclés une partie des métaux comme l’aluminium ou l’acier, utilisés dans la fixation des toitures légères. Cette innovation s’accompagne de la promesse d’une empreinte carbone réduite, tout en offrant une meilleure résistance à la corrosion et une isolation thermique supérieure. Cette alliance s’inscrit dans une dynamique de croissance pour Fairmat, qui a levé près de 100 millions d’euros depuis sa création en 2020. Les premiers produits issus de ce partenariat devraient être commercialisés dès 2027.

 

DS Smith investit 11 M£ à Grenaa, au Danemark

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Le géant de l’emballage DS Smith va investir 11 millions de livres sterling (environ 12,7 M€) dans l’une de ses usines danoises, à Grenaa. Objectif : renforcer les capacités en Europe du Nord, rendre la production plus précise et efficace. Cette remise à niveau augmentera la capacité de « 15 millions de m2 de carton ondulé par an », soit probablement entre 5 000 et 10 000 t/an.

 

Hydrovolt abandonne son projet d’usine en France

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Hydrovolt, co-entreprise fondée par Hydro (Norvège) et Northolt (Suède), avait annoncé mi-2024 l’installation d’une usine à Hordain, dans la vallée de la batterie française. Initialement prévue pour mi-2025, elle ne verra finalement pas le jour. L’entreprise scandinave a annoncé avoir mis fin au projet, « en raison de l’évolution des conditions du marché et d’une révision de sa stratégie ». Plus spécifiquement, l’approvisionnement en batteries est inférieur aux prévisions. Par conséquent, Hydrovolt préfère « se concentrer sur ses marchés principaux en Scandinavie », notamment son projet de recyclage de 12 000 tonnes de batteries par an de Fredrikstad, en Norvège. Contrairement au site d’Hordain, qui ne devait être qu’une « petite unité de décharge et de démantèlement », le site de Fredrikstad concentre la gamme complète des services de l’entreprise, de la collecte à la réutilisation et au recyclage.

 

Les Papeteries de Condat reprises par le groupe SPB

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Le sort des Papeteries de Condat est scellé : au terme de son redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Bordeaux a choisi le groupe SPB comme repreneur. La propriété de Condat passera donc des mains de Lecta à SPB, un fonds franco-canadien, une opération d’environ 1 million d’euros. Le repreneur ne conservera qu’une vingtaine d’emplois sur les 200 que comptait le site. Son projet de reprise consiste en une reconversion complète, avec le développement de quatre activités en parallèle : production d’alumine issue du recyclage, production de nanocellulose, production d’énergie à base d’hydrogène et création d’un data center. Le groupe SPB a promis la création, à terme, de 300 postes directs. Jadis premier employeur privé du département, le site a compté jusqu’à 1 200 salariés.

 

L’Ademe enquête sur les erreurs de tri

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Le règlement européen sur les batteries exige que les Etats membres conduisent, tous les cinq ans, une enquête de composition des déchets sur deux flux : les déchets municipaux en mélange et les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). L’Ademe a réalisé cette étude à partir de la campagne Modecom 2024 pour le premier flux, et des données déclarées par les éco-organismes pour le second. Résultat : 7 575 tonnes de batteries portables ont été retrouvées en 2024 dans les déchets municipaux, ce qui correspond à environ 20 % du total de batteries portables mises sur le marché. Cela n’est « pas négligeable », indique l’Ademe, qui en conclut : « en réduisant nos erreurs de tri, nous pourrions améliorer nos performances de collecte sur la filière batteries ». Dans le flux de DEEE, les batteries portables ont représenté 2 175 tonnes en 2024.

Alba prêt à acquérir Aluminium Dunkerque

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Le groupe industriel bahreïnien  Alba va racheter la fonderie Aluminium Dunkerque à AIP, le fonds américain qui l’avait acquise en 2021. Alba possède la plus grande fonderie d’aluminium hors Chine. Le montant de la transaction n’a pas été évoqué mais dépasserait un milliard d’euros. Les 750 employés d’Aluminium Dunkerque produisent 300 000 tonnes d’aluminium par an et ont réalisé un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros en 2024. AIP et Alba sont actuellement au stade de négociations exclusives. L’Etat français  doit approuver le rachat de l’entreprise dans le cadre du contrôle des investissements étrangers. 

 

REP PMCB : Les associations de collectivités demandent un meilleur « arbitrage »

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Le ministère de la Transition écologique a annoncé, la semaine dernière, la refondation de la filière REP dédiée aux produits et matériaux et construction du bâtiment (PMCB), au terme d’un an de concertation avec les parties prenantes. Les associations de collectivités (Amorce, Régions de France et Cercle National du Recyclage) appellent le gouvernement à « préciser son arbitrage pour apporter davantage de garanties de résultats et respecter l’esprit de la loi Agec ». Elles regrettent que le ministère ait « repris les propositions formulées par les metteurs en marché et les distributeurs de matériaux afin de baisser drastiquement leur contribution financière ». Elles dénoncent un « arbitrage à sens unique, non conforme à la loi AGEC » et saluent la décision du parlement qui a refusé, quelques jours plus tard « de modifier radicalement et dans la précipitation la loi Agec pour rendre légales les orientations envisagées par le gouvernement ». Les associations de collectivités appellent à une reprise des discussions pour garantir un maillage territorial de proximité, la reprise gratuite pour les ménages et à frais limités pour les PME, ainsi qu’un dispositif de prise en charge intégrale des dépôts sauvages.

 

REP TLC : Le soutien exceptionnel porté à 268 €/t en 2026

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Au mois de janvier, le ministère de la Transition écologique (MTE) avait confié à l’Ademe une « mission flash » visant à déterminer le montant des soutiens accordés aux opérateurs de collecte et de tri de la filière REP TLC (textiles, linge de maison, chaussures). Pour rappel, son montant s’élevait, en 2025, à 223 €/t. Les conclusions de l’Ademe ont été rendues et ont conduit le MTE à relever le montant des soutiens à 268 €/t en 2026. « Le soutien que nous mettons en place en 2026 vise à sécuriser la filière et à préserver ses capacités industrielles, dans l’attente d’une réforme structurelle indispensable que nous menons avec le chantier de refondation », a déclaré le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre. Pour répondre à la crise durable que traverse la filière TLC, une « réforme structurelle » est en cours d’élaboration. Le scénario complet de refonte sera annoncé fin mars. « Rationalité économique, traçabilité et développement d’une industrie française du recyclage » seront ses principes directeurs.