Flash infos

Des idées reçues freinent l’adhésion des Français à l’énergie solaire

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D’après le cinquième baromètre commandé par Soren à OpinionWay, les préjugés sur la recyclabilité des panneaux photovoltaïques persistent. Près de la moitié des sondés (46 %) estiment qu’ils ne sont pas recyclables, et 81 % manquent d’informations sur le sujet. Résultat : 24 % des Français auraient renoncé à installer des panneaux solaires car ils ne les pensaient pas recyclables. Le chiffre monte à 43 % chez les 25-34 ans. L’éco-organisme rappelle donc que les panneaux se recyclent à plus de 90 %, avec des taux atteignant 95 % pour les acteurs les plus performants. « Le verre et l’aluminium constituent la majeure partie des matières valorisées » (67 % et 12 %, respectivement. Le plastique, le silicium et le cuivre, qui représentent 9 %, 4 % et 1 % des panneaux solaires, sont également extraits pour recyclage.

 

Valgo investit 10 M€ au Canada

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Le groupe français Valgo, spécialisé dans le désamiantage, la dépollution et les services industriels, annonce un investissement de 16 millions de dollars canadiens (soit 10 millions d’euros) au Québec pour développer une « solution complète de valorisation des sous-produits générés par les industriels de la filière batteries et minéraux critiques situés dans la région de Bécancour ». Ce projet, porté par sa filiale Gestion 3LB, vise à répondre aux besoins des acteurs des secteurs du numérique, de l’énergie et de la défense en Amérique du Nord. La mise en service du site est prévue début 2027. Le futur site, situé à Bécancour, permettra aux industriels de stocker leur sous-produits en garantissant leur traçabilité et leur acheminement vers des filières de valorisation. Valgo prévoit également de développer des projets d’économie circulaire, comme la production de réactifs alternatifs à partir de ces sous-produits. Un premier accord a déjà été signé avec Nemaska Lithium, producteur d’hydroxyde de lithium.  

Veolia lève 1 milliard d’euros sur les marchés obligataires

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Veolia a émis, début avril, une obligation d’1 milliard d’euros, répartie en deux tranches de 500 millions à 5 et 10 ans, avec des coupons respectifs de 3,69 % et 4,122 %. L’opération, sursouscrite à 7,7 milliards d’euros, a attiré plus de 400 investisseurs. « Compte tenu de la forte demande, l’émission s’est faite avec une prime de nouvelle émission nulle, malgré la volatilité récente des marchés obligataires », a souligné l’entreprise. « Veolia parvient à se financer dans d’excellentes conditions, même lorsque les marchés sont plus volatils », a déclaré Emmanuelle Menning, directrice adjointe de Veolia, en charge des finances et des achats.

 

Constellium modernise son site avec 40 M€

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A Issoire, Constellium a injecté 40 millions d’euros pour moderniser son site. Cet investissement finance notamment la construction d’une troisième fonderie Airware, 100 % électrique. Spécialisée dans les alliages légers pour l’aéronautique et le spatial, cette nouvelle unité permettra de répondre à la demande croissante. Parallèlement, Constellium développe un projet de recyclage des avions en fin de vie, en partenariat avec Airbus et Tarmac Aerosave. L’objectif est de transformer les appareils hors service en aluminium recyclé.

 

Carbios confirme son projet d’usine à Longlaville

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Carbios, qui a développé une technologie de recyclage enzymatique, a confirmé l’ouverture de son usine de recyclage chimique des plastiques au premier trimestre 2028. Grâce à un financement structuré, combinant aides publiques (42,5 M€), dette bancaire garantie et fonds propres, le groupe couvre les 230 millions d’euros nécessaires à la construction et au lancement du site. Dans un contexte réglementaire favorable au recyclage chimique, Carbios mise sur ce projet pour répondre à la demande croissante de solutions durables. L’entreprise française se dit « confiante dans sa capacité à conclure de nouveaux contrats de pré-commercialisation des produits issus de l’usine de Longlaville pour atteindre 70 % de la capacité de production de ce futur site industriel dans les prochains mois ». Elle assure également disposer d’une trésorerie « solide », à 60 millions d’euros fin 2025, lui permettant « de faire face à ses dépenses opérationnelles au-delà des 12 prochains mois ». Enfin, Carbios, en contentieux avec son ancien dirigeant, a renforcé sa gouvernance en nommant Benoît Grenot comme directeur général délégué.

L’APER et Bathô s’allient en faveur du réemploi

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L’APER, éco-organisme agréé pour la gestion des bateaux de plaisance et de sport en fin de vie, a conclu fin mars un accord avec Bathô, une entreprise francilienne spécialisée dans la transformation créative de bateaux en fin de vie. L’objectif est d’identifier des embarcations destinées au démantèlement et d’étudier, avec leurs propriétaires, des solutions de réemploi ou de réutilisation avant d’envisager leur fin de vie. Bathô métamorphose des bateaux en jeux pour enfants, sanitaires publics ou hébergements insolites. « Ce partenariat rappelle une conviction simple : réemploi, réutilisation et démantèlement ne s’opposent pas, ils se complètent », a indiqué l’APER.

 

Orano recyclera 200 tonnes de combustibles japonais

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Orano, le spécialiste français des combustibles nucléaires, a signé un accord avec l’organisme japonais NuRO pour le traitement de 200 tonnes de combustibles nucléaires usés en provenance du Japon, dans son usine de La Hague (Manche), l’un des sites leaders mondiaux en recyclage nucléaire. Ces combustibles, issus des réacteurs de Kansai Electric Power Company, seront retraités, transformés en nouveaux combustibles et conditionnés avant d’être réexpédiés au Japon. Les matières recyclées alimenteront les réacteurs civils japonais, participant ainsi à une production d’électricité faible en carbone. Ce contrat, conclu dans le cadre d’un échange d’accords intergouvernementaux, marque une étape clé dans la coopération franco-japonaise, vieille de plus de 50 ans. Il inclut également des études sur le traitement des combustibles MOX (mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium), renforçant l’efficacité de leur utilisation.

 

Cigéo : le coût du projet revu à la hausse

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Dans un arrêté publié le 1er avril, le coût du projet Cigéo, destiné à l’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), a été réévalué à 33,36 milliards d’euros par l’Etat. Cela représente une hausse d’environ 8 % par rapport aux prévisions initiales. Le projet est financé par EDF, Orano et le CEA selon le principe du « pollueur-payeur ». Une enquête publique, d’abord prévue pour 2028, a été avancée à mi-mai 2026, ouvrant la voie à un décret d’autorisation avant 2027.

 

L’aluminium bas carbone de Coralium intégré aux fenêtres K-Line

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A compter du mois de mai, le fabricant de fenêtres K-Line généralisera l’utilisation d’aluminium recyclé dans ses produits. Toutes ses fenêtres prêtes à poser intègreront des profils contenant 80 % d’aluminium recyclé, principalement issu de la fonderie Coralium. L’empreinte carbone de cet aluminium recyclé est inférieure de 82 % à l’aluminium primaire consommé en Europe. La plupart des modèles (78 % des ventes) sont également conçus avec un vitrage bas carbone comprenant plus de  50 % de verre recyclé. « Nous positionnons la fenêtre aluminium bas carbone comme le nouveau standard de marché, a commenté Benoît Fabre, directeur général de K-Line. Concrètement, nous transformons toutes nos gammes de fenêtres et de baies coulissantes en systématisant l’aluminium recyclé, associé à du verre recyclé ».  

 

Le dispositif de soutien à Black Star entre en vigueur

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Avec la publication d’un arrêté le 27 mars, le soutien de 6 euros par pneu rechapé est entré en vigueur pour soutenir l’usine Black Star, seul acteur français du rechapage de pneus pour véhicules légers. Les pneus rechapés ne représentent qu’1 % des ventes dans l’Hexagone. En difficulté, l’entreprise a demandé à être placée en procédure de sauvegarde fin janvier. Le soutien sera financé par les metteurs en marché, à travers les éco-organismes (Aliapur, France Recyclage Pneumatique et Tyval), en fonction des quantités de pneus neufs mis en marché l’année précédente. Le financement devrait s’élever à 2 ou 3 millions d’euros. Michelin, qui regrette notamment un manque de « concertation », prépare un recours contentieux contre le dispositif.

 

GPSEO a collecté 5 000 bonbonnes de protoxyde d'azote en 2025

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La Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) a lancé une filière de recyclage inédite pour les bonbonnes de protoxyde d’azote, et en a collecté 5 000 en 2025. Pour lutter contre le risque d’incendie dans les centres de tri, huit centres techniques et trois déchèteries collectent désormais ces déchets. L’acier des bonbonnes est recyclé, tandis que le gaz résiduel est neutralisé par oxydation thermique.

 

MP Hygiène ouvre une nouvelle usine

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MP Hygiène ouvre une nouvelle usine dédiée au recyclage des papiers de bureau et chutes de carton. Installée sur l’ancien site industriel de Canson, cette unité transformera les déchets en pâte à papier destinée à la fabrication de rouleaux d’essuie-tout et de papier toilette. L’entreprise ardéchoise investit 17 millions d’euros dans ce projet qui lui assure une matière première locale, récoltée dans un rayon de 200 km autour de l’usine, en remplacement d’approvisionnements internationaux (Brésil, Chili, Scandinavie…). L’usine est entrée en fonctionnement mais doit encore monter en puissance dans les prochains mois.

 

Unifibres mise en service

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La phase de mise en service de l'usine de fibres recyclées Unifibres, située sur le site du groupe Essity, à Prudhoe, au Royaume-Uni, a débuté la semaine passée. Le recyclage des fibres se déroule avec succès, a annoncé l’entreprise, qui a cependant indiqué que des problèmes techniques mineurs, « typiques des projets de cette envergure et de cette complexité », avaient été identifiés et étaient en cours de résolution. Essity procède aux améliorations nécessaires pour porter l'installation à sa pleine capacité opérationnelle. Ce projet d’Essity vise à réduire sa dépendance vis-à-vis de la pâte provenant du marché et du papier récupéré de qualité supérieure.

 

La plateforme AutoLOOP étendue aux batteries de VE

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The Future is Neutral a étendu sa plateforme digitale AutoLOOP, initialement dédiée au recyclage de matières comme le polypropylène, le cuivre ou l’aluminium, à la collecte des batteries de traction des véhicules électriques. AutoLOOP propose aux centres VHU une solution clé en main pour améliorer traçabilité et compétitivité. Après avoir dépollué et désimmatriculé les véhicules, les centres enregistrent sur la plateforme les batteries et les lots de pièces à recycler. Ensuite, AutoLOOP organise leur collecte et leur transport vers des filières spécialisées dans l’extraction des métaux. « Professionnalisation et digitalisation de la filière de la collecte des matières et des batteries : tel est notre objectif », résume Antoine Chéreau, business développer pour The Future is Neutral.

 

4è édition des Trophées Européens de la Mode Circulaire

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La Métropole Européenne de Lille et l’Ademe lancent la quatrième édition des Trophées Européens de la Mode Circulaire, un événement visant à valoriser les initiatives qui réduisent l’impact écologique de l’industrie textile. Ouverts aux acteurs français, belges et néerlandais, ces trophées récompensent les projets alliant créativité, durabilité et nouveaux modèles économiques, qu’il s’agisse de recyclage, réparation, upcycling ou éco-conception. Depuis 2020, cette compétition a mis en lumière 214 candidatures et primé 24 lauréats. Pour accélérer la transition, les Trophées 2026 misent sur la synergie entre acteurs publics, privés et citoyens. L’appel à candidatures, ouvert jusqu’au 11 mai, sera suivi d’une sélection de 15 finalistes en juin. Le public pourra ensuite voter en ligne pour ses favoris à partir d’octobre, avant la cérémonie de remise des prix le 3 décembre à Lille. Les six lauréats de la dernière édition étaient Recy’Elit, United Repair Centre, Refurbaskets; Maison Lemahieu, Mamé et l’Adaptelier. 

 

TotalEnergies met en service une unité de recyclage chimique

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TotalEnergies a inauguré, sur sa plateforme historique de Grandpuits, une unité de recyclage chimique des plastiques. D’une capacité annuelle de 15 000 tonnes, cette installation marque une étape clé dans la reconversion du site, autrefois raffinerie, en une plateforme zéro pétrole. L’usine met en œuvre une technologie de pyrolyse développée par Plastic Energy, qui transforme des déchets difficiles à recycler en huile synthétique. L’huile produite sert ensuite de matière première pour la pétrochimie, remplaçant partiellement les ressources fossiles. Elle permet de fabriquer des plastiques recyclés aux propriétés identiques à celles des plastiques vierges. Pour garantir un approvisionnement stable, TotalEnergies a signé en 2023 des partenariats avec Citeo et Paprec.

 

Soren sélectionne six opérateurs

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Soren, éco-organisme agréé pour le recyclage des panneaux photovoltaïques en France, annonce avoir sélectionné six opérateurs industriels afin de structurer une filière nationale et de renforcer les capacités de traitement. Grâce à ces partenariats, répartis en métropole et en outre-mer, la filière pourra traiter plus de 45 000 tonnes de panneaux par an, avec des technologies innovantes permettant d’extraire plus de 90 % des matières stratégiques comme le silicium et l’argent. Les opérateurs retenus sont : Envie 2E Aquitaine, Envie 2E Occitanie, Galloo France, Rosi Alpes, RVE et First Solar.

 

Brangeon affirme sa « raison d’être »

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Le groupe Brangeon a formalisé sa « raison d’être » pour affirmer son engagement durable et sa démarche RSE. Élaborée avec plus de 700 collaborateurs et parties prenantes depuis fin 2024, cette démarche vise à clarifier la vision du groupe. Elle s’articule autour de quatre engagements : fédérer autour des valeurs, entreprendre des projets audacieux, valoriser le potentiel humain et les matières, et préserver la planète pour les générations futures.

 

Nouvelle fermeture temporaire pour Fibre Excellence

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Après Tarascon, c’est au site de Saint-Gaudens de fermer ses portes temporairement. Le producteur français de pâte à papier a d’abord mis la production à l’arrêt sur le site provençal de Tarascon (du 2 au 15 mars). A compter du 16, c’est le site de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) qui fermera ses portes pour une durée de deux semaines. Même raison évoquée pour cette fermeture que pour celle du site provençal : « un stock de bois trop faible ». En difficulté financière, Fibre Excellence estime que les prix d’achat de l’électricité produite par ses usines sont trop bas. Le ministre de l’Industrie a écarté la possibilité d’une révision des prix, mais le gouvernement français propose toutefois un soutien financier à l’entreprise, qui risque d’être placée en redressement judiciaire.

 

Hyundai assure le recyclage de ses déchets de production

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HLI Green Power, la coentreprise de Hyundai et de LG qui produit des batteries de véhicules électriques, a signé un partenariat avec Zhejiang Huayou Recycling Technology, filiale de l’entreprise chinoise Zhejiang Huayou Cobalt. L’alliance des deux entreprises porte sur le recyclage des déchets de production et des déchets post-consommation de batteries de VE. HLI Green Power possède une usine à Karawang, fruit d’un investissement de 1,1 milliard de dollars et inaugurée en 2024, qui alimente les chaînes d’assembalge de Hyundai en Asie du Sud-Est et en Inde. Les déchets de fabrication seront broyés et transformés en « black mass » par Huayou, puis affinés pour extraire lithium, cobalt et nickel, réutilisables dans la production de nouvelles cellules. « Cet accord pose les bases d’une économie circulaire des batteries, couvrant tout leur cycle de vie », souligne un porte-parole de Hyundai.