Nouvelle plateforme Valormat, capacité 250 000 t/an
+Tersen, filiale de Colas, a inauguré à Marcoussis (Essonne) sa plus grande plateforme Valormat, dédiée au recyclage des déchets de chantier. Étendue sur 70 000 m², elle peut traiter jusqu’à 250 000 tonnes de matériaux par an, dont bétons, terres inertes et ballasts, pour les transformer en ressources réutilisables. La plateforme est accessible aux entreprises, artisans, collectivités et particuliers. Soutenu par l’ADEME dans le cadre du plan France Relance, le site vise à renforcer l’économie circulaire locale et à réduire l’impact environnemental du BTP francilien.
Terres rares : une filière régionale pour renforcer la souveraineté
+La région Auvergne-Rhône-Alpes et Federrec Centre et Sud-Est ont signé, le 8 octobre lors du salon Pollutec, un accord pour créer une filière régionale de recyclage des aimants et terres rares. Objectif : réduire la dépendance européenne à ces métaux critiques tout en relocalisant savoir-faire et emplois. Des acteurs comme MagREEsource et REEfine développeront des procédés innovants pour recycler localement ces matériaux stratégiques. Cette initiative, soutenue par la Région, prévoit la mise en place d’un label garantissant la traçabilité, de formations spécialisées et de protocoles logistiques adaptés. En s’appuyant sur l’économie circulaire, ce partenariat illustre la volonté de bâtir une industrie plus durable, tout en sécurisant l’approvisionnement des filières industrielles locales et nationales.
Le BIR demande un cadre équilibré
+Le Bureau of International Recycling (BIR) a réagi à la proposition de la Commission européenne visant à protéger l’industrie sidérurgique face à la surcapacité mondiale. Ce texte prévoit notamment de réduire de 47 % les volumes d’importations d’acier sans droits de douane, de doubler les taxes hors quotas à 50 % et d’imposer une traçabilité « Melt and Pour ». Si le projet n’inclut pas de restrictions à l’exportation de ferrailles, le BIR s’inquiète du nouveau dispositif de suivi, qui pourrait préparer de futures limitations commerciales. L’organisation avertit qu’une telle orientation compromettrait la compétitivité du recyclage et les objectifs de l’économie circulaire. « Les matériaux recyclés sont essentiels à la décarbonation de la métallurgie », souligne Alev Somer, directrice Environnement et Commerce du BIR, appelant l’UE à stimuler la demande en acier recyclé via des objectifs d’incorporation et des incitations vertes, plutôt qu’à ériger des barrières commerciales.
Pizzorno affiche des résultats solides
+Pour le premier semestre 2025, Pizzorno Environnement a présenté des résultats solides, avec un chiffre d’affaires stable à 133,9 millions d’euros (M€) et une marge opérationnelle courante en hausse à 13,2 %, soutenue par un accord stratégique avec le Royaume du Maroc sur le règlement des créances. Le résultat net s’élève à 17 M€, en progression de 8 M€ sur un an. La trésorerie du groupe atteint 115,6 M€, renforçant une structure financière présentée comme « très solide ». Pizzorno a également renouvelé des contrats majeurs, dont celui de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (85 M€ sur 7 ans), et remporté plusieurs appels d’offres stratégiques, portant son carnet de commandes à 1,2 milliard d’euros.
Tarmac Aerosave recycle 4 A320neo pour AerFin
+Tarmac Aerosave, spécialiste de la maintenance, du stockage et du recyclage d’aéronefs, a achevé le démantèlement et le recyclage de quatre Airbus A320neo pour le compte d’AerFin, acteur britannique du négoce de pièces. Ces appareils, issus de la flotte GoAir, ont permis de récupérer 1 400 pièces chacune, destinées au marché de la revente. Grâce à un processus optimisé, les composants stratégiques (moteurs, trains d’atterrissage et APU) sont déposés dès les premières étapes, garantissant une mise à disposition rapide des pièces les plus demandées. « En planifiant et en rationalisant le démontage des pièces stratégiques, nous avons pu accélérer la disponibilité des matériaux et apporter une réelle valeur ajoutée au marché », a déclaré Simon Bayliss, directeur de l’exploitation chez AerFin. Avec plus de 430 avions recyclés et un Tarmac de valorisation de 92 %, Tarmac Aerosave poursuit son engagement en faveur d’une économie circulaire aéronautique.
L’IA au service de la production chez Atlantem
+Le fabricant de menuiserie aluminium, Atlantem, filiale du groupe vendéen Herige Industries, a intégré dans son processus de production l’intelligence artificielle, qui lui permet de récupérer plus efficacement les chutes de production et de les réintégrer dans ses intrants. Pour ce faire, le groupe s’est allié avec la start-up nantaise Reeverse Systems qui a développé le produit Material Management System (MMS 4.0) testé dans les usines de Hillion (Côtes-d’Armor) et Saint-Sauveur-des-Landes (Ille-et-Vilaine). Le logiciel permet d’identifier les différents types de chutes de production en un temps record, ce qui lui permet d’économiser 5 % de matière première et d’accélérer son réemploi. « En combinant l’expertise d’Atlantem dans la menuiserie avec la technologie innovante de Reeverse Systems, nous créons un modèle d’économie circulaire applicable à l’ensemble du secteur », a déclaré Sandrine Mollé, fondatrice et présidente de Reeverse Systems.
Campine finalise le rachat de 3 usines Ecobat
+Campine a finalisé l’acquisition, annoncée fin mai, de trois usines du groupe français Ecobat. La capacité de recyclage de batteries de Campine sera ainsi portée à 70 000 tonnes par an. Le groupe établi à Beerse, en Belgique, a précisé que le montant de l’acquisition, qui comprend deux usines de recyclage de batteries et une usine de produits semi-finis en plomb, était estimé à 14 millions d’euros. Le montant définitif sera ajusté en fonction du bilan. « Avec cinq sites en France, nous allons rapidement réaliser des synergies opérationnelles et renforcer encore notre chaîne d'’approvisionnement régionale », se félicite le pdg de Campine, Wim De Vos, qui ajoute que cette acquisition représente une étape importante dans l’expansion européenne de l’entreprise.
Aurubis inaugure sa 1ère usine américaine multi-métaux
Métaux
+Aurubis, spécialiste mondial des métaux non ferreux et grand recycleur de cuivre, a implanté une nouvelle usine aux Etats-Unis, dans l’Etat de Géorgie. Il s’agit de la première fonderie secondaire de ce type dans le pays. Elle traitera des métaux stratégiques comme le cuivre, le nickel, l’étain, ainsi que des métaux précieux, essentiels au fonctionnement des centres de données, des applications d’intelligence artificielle et des secteurs de l’énergie et de la défense. Le projet a représenté un investissement de 800 millions de dollars et engendrera la création de 240 emplois. Jusqu’à 180 000 tonnes de matériaux y seront traités chaque année, notamment des cartes électroniques et des câbles en cuivre. L’objectif est de réduire la dépendance des États-Unis, dont les importations représentent la moitié du cuivre consommé par le pays. « Avec une grande disponibilité de matériaux et des conditions locales favorables, le marché américain offre à Aurubis des perspectives intéressantes. Avec ce site à Richmond, nous devenons leaders du recyclage et du traitement des métaux aux Etats-Unis, une place que nous occupons déjà en Europe », a déclaré Toralf Haag, pdf d’Aurubis.
Filières REP : la CGF réclame plus de temps
Confédération des Grossistes de France
+À trois mois de l’entrée en vigueur de la filière à Responsabilité Élargie du Producteur (REP) pour les emballages professionnels, la Confédération des Grossistes de France (CGF) alerte sur l’impossibilité pour les entreprises d’appliquer ces obligations dès le 1er janvier 2026. Selon la CGF, le manque de consultation, des délais jugés irréalistes et l’absence de textes précis créent une incertitude majeure pour ce secteur qui représente 44 % de la valeur ajoutée du commerce et près d’un million d’emplois. Les entreprises doivent pourtant anticiper des investissements conséquents : identification de leur statut de producteur, recensement des emballages, contractualisation avec un éco-organisme ou encore organisation interne. Pour la CGF, l’application précipitée risque de placer les acteurs en non-conformité et de compromettre l’objectif même de la REP : encourager la réutilisation et le recyclage des emballages pour développer l’économie circulaire. Son président, Stéphane Antiglio, appelle donc à un moratoire d’un an, repoussant l’échéance au 1er janvier 2027, afin de mieux préparer la réforme et envisager une rationalisation des différentes filières REP.
Orano et le CEA lancent une ligne pilote de recyclage
Aimants permanents
+À Grenoble, Orano et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA-Liten) ont inauguré une ligne pilote de recyclage d’aimants permanents. L’objectif est de réduire la dépendance européenne face à la Chine, qui domine ce marché stratégique. Cette installation, issue du projet Magnolia lancé en 2022, peut produire 4 tonnes d’aimants NdFeB (néodyme, fer et bore) par an, intégrant 25 % de contenu recyclé. Ces composants, que l’on retrouve notamment dans les véhicules électriques et les éoliennes, nécessitent des procédés complexes. Le pilote, soutenu par France 2030, doit servir de laboratoire industriel pour tester de nouvelles méthodes et les répliquer en France et en Europe. Deux possibilités : fondre la matière ou réutiliser directement la poudre extraite des déchets d’aimants.
Batribox lance deux appels d’offres
Batteries
+Batribox, récemment agréé pour la gestion de la filière REP Batteries sur la période 2025-2030, lance deux appels d’offres afin d’accompagner la mise en œuvre des nouveaux objectifs européens de collecte. À compter de 2026, en métropole et dans les DROM-COM, un premier marché portera sur la collecte, le regroupement et le stockage (2 lots techniques, 65 sous-lots géographiques), tandis qu’un second concernera le tri et le traitement (2 lots, 29 sous-lots techniques). Dans un contexte de hausse des exigences réglementaires, l’éco-organisme cherche à renforcer le maillage territorial, optimiser la logistique et assurer la traçabilité des flux. Les dossiers de candidature sont disponibles par mail à ao2025@batribox.fr, avec une date limite fixée au 12 octobre à 12h pour le marché Collecte et au 31 octobre à 12h pour le marché Tri-Traitement.
NPV investit 10 M€ en Seine-Maritime
+Normandie Plastique Valorisation (NPV), fondée par Éric et Hervé Suganas, s’installe à Grand-Quevilly (Seine-Maritime) pour franchir un cap dans le recyclage du PVC. Avec un investissement de 10 millions d’euros (M€), l’entreprise prévoit de multiplier par 15 ses volumes, passant de 1 000 à 15 000 tonnes par an, grâce à sept lignes de production dans une usine de 8 000 m². Sa technologie permet de séparer les fibres polyesters du PVC, un enjeu majeur face aux 400 000 tonnes de déchets annuels en France. L’usine traitera d’abord des chutes industrielles (tuyaux, liners, revêtements), avant d’intégrer les déchets post-consommation, comme le lino des années 1990. NPV vise 11 M€ de chiffre d’affaires en 2030.
Ceva Logistics lance un service de retour
+Ceva Logistics, filiale du groupe CMA CGM, a lancé une offre de logistique inverse pour les batteries lithium-ion en fin de vie. Le service couvre la collecte, l’analyse, le stockage sécurisé et l’acheminement vers des centres de recyclage ou de seconde vie. Appuyé sur son expertise ADR et ses plateformes européennes, Ceva déploie un réseau de Battery Logistics Centers en France, au Royaume-Uni et en Espagne dès 2025, avant une extension à l’Allemagne, l’Italie ou la Suède d’ici 2027. Objectif : accompagner la transition automobile et renforcer l’économie circulaire autour des véhicules électriques.
NGE reprend Elément Terre
+NGE renforce son expertise en dépollution et recyclage des sites pollués avec le rachat d’Elément Terre, spécialiste francilien des friches industrielles. Intégrée à Bérengier Dépollution, la société apporte son savoir-faire en gestion globale des sites, de la conception à la valorisation des déchets, et innove avec des outils comme Cartorisk. Ses interventions couvrent sols, eaux, boues, désamiantage et pyrotechnie, consolidant la capacité de NGE à proposer des solutions durables et circulaires sur tout le territoire français.
Le plan « Go Suez 2025 » remporte un franc succès
+Le second plan d’actionnariat salarié du Groupe SUEZ, « Go Suez 2025 », lancé le 1er juillet 2025, rencontre un succès notable avec plus de 15 000 participants, soit un taux de souscription de 39 %. « Le taux de participation exceptionnel à ce second plan d’actionnariat salarié illustre la confiance inédite de nos employés dans le développement de Suez », a déclaré Xavier Girre, directeur général. Structuré par les principaux actionnaires, Meridiam, GIP et Caisse des Dépôts, le plan vise à renforcer l’implication des employés dans la croissance et la performance de Suez. Étendu à dix pays et régions, « Go Suez 2025 » enregistre des taux remarquables, notamment en Inde (90 %), Macao (57 %) et République tchèque (55 %), tandis que la France atteint un record historique de 43 %. Cette initiative porte la part d’actionnariat salarié à 4,5 %
Collectivités : une appli mobile pour mieux trier
+Le Syndicat des déchets ménagers de Moselle-Est (Sydeme) innove en proposant aux usagers l’application mobile CAVAOU, qui permet d’analyser la photo d’un déchet pour recevoir instantanément la consigne de tri adaptée à sa commune. Cette application, qui fonctionne grâce à une base de données de plus de 2 000 objets, vise à réduire les erreurs de tri et à compléter le Mémo tri habituellement distribué par les syndicats de déchets.
Smurfit Westrock primé pour un emballage plus durable
+Smurfit Westrock, acteur majeur de l’emballage en carton, a obtenu le prix de l’innovation durable aux Innovation Awards 2025, organisés par Legrand. Cette distinction met en avant Stretch Kraft, une solution d’emballage de palettes visant à réduire l’utilisation de plastique à usage unique. Conçu à partir de fibres longues vierges, ce matériau est recyclable, renouvelable et compatible avec les systèmes logistiques existants. Selon l’entreprise, chaque palette emballée avec Stretch Kraft permet d’éviter environ 300 grammes de plastique. Dans un contexte de réglementation renforcée sur les plastiques, ce type d’initiative s’inscrit dans l’évolution des pratiques industrielles vers des alternatives recyclables et plus durables.
L’usine Enviro prend forme
+L’entreprise suédoise Enviro, spécialisée dans le recyclage des pneus en fin de vie et pionnière dans l’utilisation de la pyrolyse pour extraire et réutiliser le noir de carbone, l’huile et l’acier qu’ils contiennent, avance dans la construction de sa première grande usine européenne de recyclage de pneus à Uddevalla (Suède). Le premier des cinq réacteurs de pyrolyse vient d’être installé, étape clé pour transformer les pneus usagés en noir de carbone, huile et acier réutilisables. Prévue pour fin 2025, l’usine traitera annuellement 35 000 tonnes de pneus et emploiera 50 personnes. Elle est construite dans le cadre d’une coentreprise qui réunit Michelin, Antin et Enviro.
Top départ pour le nouveau site du groupe GPA
+Le nouveau site du groupe GPA a ouvert ses portes au mois d’août. Situé à Pont-Sainte-Maxence (Oise), sur un terrain de 10 hectares, il devient la plus grande usine de recyclage automobile en France, avec une capacité de traitement de 40 000 véhicules hors d’usage (VHU) par an. Fruit d’un investissement de 42 millions d’euros, ce site est « la version 2.0 » de celui construit à Livron, selon Johan Renaud, président du groupe GPA, et « possiblement le site de recyclage de VHU le plus avancé technologiquement et industriellement jamais créé ». L’ouverture de ce nouveau site s’accompagne du recrutement et de la formation de 70 employés, notamment des profils techniques de démonteurs et mécaniciens spécialisés, avec une spécialisation sur les véhicules électriques.
Plaques isolantes en PIR : Unilin a lancé sa 1ère usine
+Pendant l’été, Unilin a ouvert à Desselgem (Belgique) sa première usine de recyclage dédiée aux plaques isolantes en polyisocyanurate rigide (PIR). Grâce à un procédé de broyage, filtrage et glycolyse, l’industriel produit suffisamment de polyol recyclé pour couvrir jusqu’à 50 % de ses besoins. L’entreprise envisage d’ouvrir une autre usine en France, au cours de l’année 2026.