Flash infos

PCR / Allemagne : forte baisse

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Face à une demande faible et des volumes d’importation élevés, les prix des PCR ont fortement baissé en Allemagne. Ceci intervient après une légère chute en mai. Les papetiers, confrontés à une baisse significative de la demande, ont donc réduit leur cadence de production. Des machines ont été mises à l’arrêt dans certaines usines. Parallèlement, l’offre de PCR s’est accrue, avec des volumes significatifs importés du Royaume-Uni et du Benelux. Les exportations vers l’Asie ont également diminué, pénalisées par une demande faible et des prix peu attractifs.

Ferrailles / Taiwan : ralentissement de la demande

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A Taïwan, les offres de ferrailles importées ont diminué depuis début juin. La demande en matière première est faible, comme celle de produits finis. Les offres de HMS1&2 (80:20) américaine en conteneurs se situent à 295-298 $/t (251.5-254 €) cfr Taïwan, contre 303 $/t (258 €) cfr la première semaine de juin. Au vu de l’atonie de la demande en produits finis, les usines taïwanaises ont préféré s’abstenir d’effectuer de nouvelles réservations.

Acier vert : accord EDF-Marcegaglia signé

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Le groupe Marcegaglia et EDF ont signé une lettre d’intention portant sur un futur contrat d’approvisionnement électrique d’une durée minimale de dix ans pour le site sidérurgique de Fos-sur-Mer. Ce contrat couvrira 50 % des besoins en électricité du site à partir de 2029, grâce à une énergie d’origine nucléaire. L’accord soutient le développement d’un projet industriel majeur : la modernisation de l’ancien site Ascometal, racheté en 2024, avec un investissement de plus de 750 millions d’euros. Ce projet inclut notamment l’augmentation de la capacité du four électrique et l’installation de nouvelles lignes de production. L’objectif est de produire jusqu’à 2,5 millions de tonnes d’acier par an, en utilisant des procédés plus sobres en carbone. Ce type de production, basée sur des fours électriques alimentés par une électricité décarbonée, représente une avancée clé pour la filière de l’acier vert.

Susie Burrage reconnue par Management Today

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Susie Burrage, présidente du Bureau of International Recycling (BIR), figure sur la liste Women in Leadership Power 2025 établie par Management Today, la plus ancienne revue économique du Royaume-Uni. Cette liste met en avant des femmes au parcours professionnels remarquable. Dirigeante de Recycled Products, Susie Burrage représente la quatrième génération d’une famille active dans le recyclage. A la tête du BIR depuis deux ans, « elle a renforcé l’organisation, développé ses ressources et amplifié son influence mondiale », a déclaré le BIR.

Risques professionnels : mieux vaut prévenir que guérir

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Pour les acteurs du recyclage, la gestion des déchets n’est pas seulement une question environnementale, c’est un véritable enjeu de santé au travail. Le rapport 2024* de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) rappelle que les professionnels du secteur sont régulièrement exposés à des agents biologiques pathogènes (bactéries, virus, moisissures…) pouvant entraîner des troubles respiratoires, digestifs ou cutanés. Face à ces risques « invisibles mais évitables », l’INRS appelle à renforcer les démarches de prévention. Cela passe par une évaluation rigoureuse des situations à risque, intégrée au Document unique, et par la mise en œuvre de mesures adaptées (protocoles de nettoyage et désinfection, port d’équipements de protection individuelle, ventilation des locaux, etc.) Un outil numérique mis en ligne par l’institut en 2024 permet aux entreprises de cartographier les expositions, d’identifier les réservoirs potentiels et de construire un plan d’action personnalisé.

Emballages : optimiser la recyclabilité grâce à l’IA

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La start up britannique Greyparrot a lancé Deepnest, une plateforme d’intelligence artificielle conçue pour combler le manque de données entre les marques et les systèmes de gestion des déchets. L’objectif : fournir en temps réel des informations concrètes sur la recyclabilité des emballages. Deepnest exploite des données collectées par les caméras d’analyse de Greyparrot, installées dans des centres de tri dans plus de 20 pays et qui ont permis d’identifier plus de 40 milliards de déchets en 2024. Parmi les premières entreprises à tester la plateforme figurent Unilever, Amcor et Asahi, qui cherchent à optimiser la conception de leurs emballages. Le lancement intervient dans un contexte de pression réglementaire croissante, notamment avec l’entrée en vigueur au Royaume-Uni de la responsabilité élargie du producteur début 2025. L’ambition de Greyparrot est de permettre aux marques de comparer les performances de recyclage de différents emballages, d’identifier les éléments qui limitent la recyclabilité et de guider leurs choix de conception.

Ecomaison : 400 M€ alloués à l’économie circulaire en 2024

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En 2024, l’éco-organisme Ecomaison affirme avoir mobilisé 400 millions d’euros pour développer l’économie circulaire des produits de la maison, grâce à l’éco-participation versée par les consommateurs. Cette enveloppe a contribué à renforcer la collecte, le réemploi, la réparation et le recyclage dans toutes les régions. Fort d’un réseau de 12 000 points de collecte, Ecomaison a collecté 1,7 million de tonnes de produits, soit 25 kg par habitant. 97 % des produits collectés ont été valorisés et plus de 65 000 tonnes ont été réemployées. Pour encourager l’éco-conception et l’utilisation de matières recyclées, en structurant des filières locales, ce sont 2 millions d’euros qui ont été investis.

Veolia s’attaque aux PFAS

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Veolia a annoncé le déploiement de sa technologie brevetée, Drop, sur ses 20 lignes d’incinération de déchets dangereux en Europe. Cette technologie permet de détruire jusqu’à 99,9999 % de certains PFAS, ces « polluants éternels » réputés difficiles à éliminer, grâce à un processus thermique à plus de 900 °C. Développée dans les centres de recherche du groupe, cette technologie agit par catalyse pour accélérer la dégradation des PFAS et neutraliser les gaz acides, tout en préservant l’intégrité des installations industrielles.

PCR France : les prix reculent

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Tournant sur le marché au mois de juin, avec une baisse des prix des PCR ordinaires en France. Les qualités comme les papiers mélangés, ondulés récupérés et emballages commerciaux ont chuté d’environ 20 €/t. Cette tendance est liée à une demande en repli, notamment de l’Allemagne, et à une amélioration de l’offre. Les stocks sont encore confortables dans les papeteries, mais les achats se poursuivent à un rythme modéré. Pour les qualités supérieures et de désencrage, les prix sont stables, malgré une demande à l’export parfois amoindrie. Côté export, quelques volumes commencent à repartir vers l’Asie, bien que les prix restent inférieurs à ceux du marché français. Si la baisse des prix se poursuit en juillet, les exportations pourraient reprendre davantage, offrant un débouché alternatif. Malgré tout, l’ensemble du marché reste dynamique,  sans signes majeurs de ralentissement.

Renforcer les coopérations locales

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Les éco-organismes Alcome, Batribox, Citeo, Cyclamed, Cyclevia, Ecosystem, Tyval et Valdelia se réunissent lors d’un séminaire à Saint-Pierre-et-Miquelon, du 23 au 27 juin, pour structurer la gestion des déchets sur l’archipel. Au programme : faire le point sur les avancées, renforcer les coopérations locales et poser les bases d’un outil local de valorisation durable des déchets.

Tri-O Greenwishes devient Ostreya

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Tri-O Greenwishes change de nom pour devenir Ostreya, une nouvelle identité qui vise à refléter l’évolution de l’entreprise, désormais étendue à l’ensemble de la chaîne : tri, massification, recyclage et valorisation. Le groupe a récemment acquis deux entreprises (B&P Environnement et CFKD Environnement), et compte 320 collaborateurs qui réalisent un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Fraîchement renommé, Ostreya ambitionne de devenir un acteur clé de la gestion des déchets en France.

Engie et Solarcycle : Recyclage anticipé

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La filière nord-américaine d’Engie et la start-up Solarcycle lancent un projet pilote de recyclage anticipé qui concernera environ un million de panneaux solaires, soit 375 MW de capacité. Une clause dite de « précyclage » sera intégrée dès l’origine des contrats d’achat d’énergie (PPA). Ce dispositif, appliqué à quatre projets solaires dans le Midwest américain, prévoit la gestion complète de la fin de vie des équipements photovoltaïques. Objectif : éviter la mise en décharge de 21 770 tonnes de matériaux et prévenir l’émission de 33 000 tonnes de CO2. Grâce à une technologie de traçabilité développée par Solarcycle, les matériaux recyclés seront réinjectés dans les chaînes d’approvisionnement locales. Ce modèle contractuel novateur ne coûtera pas plus cher aux développeurs, précisent les deux entreprises. « La clause de précyclage d’Engie crée un nouveau précédent pour l’industrie solaire à grande échelle, en prouvant que les principes de l’économie circulaire peuvent être mis en œuvre sans intervention réglementaire complexe et sans coût supplémentaire », a déclaré Jesse Simons, cofondateur et directeur commercial de Solarcycle. 

TotalEnergies sécurise son approvisionnement auprès de Quatra

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A l’occasion du Salon du Bourget, TotalEnergies et Quatra ont signé un accord stratégique de 15 ans. Quatra, leader européen de la collecte d’huiles de cuisson usagées, fournira à TotalEnergies 60 000 tonnes par an d’huiles usagées, issues principalement de restaurants et industries agroalimentaires en France et en Europe. Ces huiles seront filtrées par Quatra avant d’être acheminées vers les sites de La Mède (Bouches-du-Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). La Mède, déjà opérationnelle depuis 2019, produit 500 000 tonnes de biocarburants par an, dont du biodiésel HVO et, prochainement des carburants aériens durables (SAF). Le site de Grandpuits, prévu pour 2026, aura une capacité de 230 000 tonnes de SAF par an.

LG Energy Solution et Toyota Tsusho lancent une coentreprise de recyclage

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LG Energy Solution et Toyota Tsusho donnent naissance à Green Metals Battery Innovations, une coentreprise dédiée au recyclage des batteries. Le projet prévoit la construction d’une usine de prétraitement à Winston-Salem, en Caroline du Nord. L’installation traitera des rebuts de production et en extraira la « black mass », riche en nickel, cobalt et lithium. Dès 2026, l’usine vise une capacité annuelle de 13 500 tonnes de déchets, soit plus de 40 000 batteries automobiles. 

Deux compagnies aériennes lancent le tri en vol

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Les compagnies aériennes Air Caraïbes et French bee déploient un nouveau dispositif de tri et de recyclage des bouteilles plastiques consommées à bord de leurs avions. Jusqu’alors incinérées, les bouteilles en PET seront désormais triées et recyclées, en partenariat avec Newrest Orly et Paprec. Cette initiative vise à valoriser plus de 174 000 bouteilles par an (100 150 pour Air Caraibes et 73 900 pour French bee). Cela représente un tonnage modeste, entre 2 et 4 tonnes par an selon les formats de bouteille concernés. Le dispositif s’appuie « sur une mobilisation étroite des équipes à bord et au sol. Les personnels navigants commerciaux seront mobilisés pour collecter les bouteilles plastiques vides dans des armoires ‘green’ intégrés à l’équipement cabine ». La collecte sera assurée par Newrest Orly à l’arrivée à l’aéroport, et le traitement par Paprec, qui prévoit « entre deux et quatre ramassages par semaine ».

Valobat propose un accompagnement à l'éco-conception

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Valobat lance en juin 2025 une nouvelle offre d’accompagnement à l’éco-conception, accessible à tous ses adhérents. Objectif : aider les fabricants, distributeurs et importateurs à passer de l’intention à l’action en matière d’éco-conception, grâce à un parcours personnalisé et adapté à leur niveau de maturité. Pensée pour lever les freins techniques, économiques et organisationnels, cette offre comporte quatre parcours : découverte, initiation, avancé et expert. Chacun propose un accompagnement progressif avec formations, outils personnalisés, mise en relation avec des experts et solutions de financement. Un programme spécifique a également été conçu pour les distributeurs, axé sur l’évaluation des catalogues et l’intégration de l’éco-conception dans leurs politiques d’achats. Le projet a été construit avec les acteurs de la filière pour répondre aux enjeux concrets des entreprises, quel que soit leur taille ou leur niveau d’avancement. En complément, un centre de ressources documentaires en ligne est accessible à tous pour se former en autonomie et mieux comprendre les obligations et opportunités de l’éco-conception.

Prolongement du partenariat entre Recupel et Renewi

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Le recycleur belge Renewi a annoncé le prolongement de son partenariat avec Recupel, éco-organisme belge qui coordone la collecte et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).  « Nous sommes fiers de confirmer que nous avons conservé les mêmes volumes pour la Belgique, ce qui signifie que Recupel fournira chaque année environ 10 000 tonnes de petits appareils électroménagers usagers. Cela représente une part de marché impressionnante de 20 % en Belgique », a indiqué l’entreprise. Le nouveau contrat signé couvre une période de trois ans.

Pneus : L’Europe doit accélérer, selon EuRIC

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Chaque année, environ 3 millions de tonnes de pneus usagés arrivent en fin de vie dans l’Union européenne. Pourtant, seuls 50 % sont réellement recyclés, et le reste est majoritairement incinéré. Face à ce constat, la branche d’EuRIC dédiée au recyclage mécanique des pneus préconise de fixer des taux obligatoires d’incorporation de matériaux recyclés dans les nouveaux pneus et pièces automobiles, et de favoriser l’usage de caoutchouc recyclé notamment par des achats publics responsables. Elle demande également l’interdiction des exportations de pneus usagés non traités hors UE, souvent mal valorisés. Autre levier à actionner : l’écoconception. EuRIC souhaite que les pneus soient conçus pour être recyclables, en excluant certains additifs ou technologies comme les mousses anti-bruit non séparables. Enfin, un passeport numérique produit pourrait être mis en place pour faciliter la traçabilité des composants et mieux orienter les filières de traitement.

Pneus : le recyclé dans la course

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A l’occasion du Bridgestone World Solar Challenge 2025, une crouse de voitures propulsées à l’énergie solaire créée en 1987, Bridgestone fournira à 33 équipes ses pneus haute performance ENLITEN, composés à 65 % de matériaux recyclés. Pour la première fois, l’entreprise intègre dans ses pneumatiques du noir de carbone issu de la pyrolyse de pneus usagés, en collaboration avec ENEOS, et de l’acier recyclé développé de concert avec Nippo Steel et Sanyo Special Steel. Le fabricant de pneus conçoit cet évènement comme un « laboratoire mobile » lui permettant de tester des solutions durables et d’explorer des pistes concrètes pour le recyclage des pneus en fin de vie.

PPA de 15 ans pour une énergie bas-carbone

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Après Carrefour (voir n°1549, p.3), c’est Bouygues Telecom qui a signé un contrat d’achat direct d’électricité (PPA) de 15 ans avec Suez. Le contrat concerne 53 GWh/an d’électricité issue de déchets ménagers, au total 800 GWh sur 15 ans. Suez indique que « les revenus issus de la vente d’énergie seront investis dans la modernisation » de son parc d’unités de valorisation énergétique en France.