29/11/2023 - TEOM : + 4.2 % en 2021
+La gestion des déchets ménagers et assimilés (DMA) représente le premier poste de dépenses environnementales pour de nombreuses intercommunalités. Pour financer la gestion des DMA, les collectivités ont plusieurs options : la taxe ou la redevance d’enlèvement des ordures ménagères, en version incitative (TEOMI ou REOMI) ou non (TEOM ou REOM), ou la redevance spéciale pour les producteurs de déchets non ménagers. Les objectifs de réduction des déchets n’étant pas atteints, le coût du service public continue d’augmenter. Selon l’ORDIF, en 2021, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a augmenté de 4,2 %, entre 2020 et 2021, en Ile-de-France. 97 % des communes franciliennes ont recours à la TEOM, pour un montant total de 1,63 milliard d’euros de recettes. Cet impôt, assis sur le foncier bâti, est payé par les propriétaires de locaux d’habitation et de locaux professionnels (hors usines), qu’ils aient accès ou non au service public de collecte des déchets. 29 % du produit de la TEOM provient des locaux professionnels, soit 44 millions d’euros. La région Ile-de-France est en retard sur la mise en place de la tarification incitative, qui permet pourtant une réduction de la production des déchets. Ce mode de financement ne représente que 11,8 millions d’euros en IDF.



